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lundi 15 décembre 2014

Séminaire « Des Animaux de Compagnie aux Espèces Compagnes »

1. Responsables scientifiques

- Sébastien Mouret (Sociologue, INRA, UMR Innovation, Montpellier SupAgro)
- Jérôme Michalon (Sociologue, Environnement, Ville, Sociétés (UMR 5600)/Centre Max Weber (UMR 5283))
Contacts : mouret_s@hotmail.com ; jerome.michalon@gmail.com
Entités organisatrices : Association « Imaginaires et Pratiques des Relations »
AnthropoZoologiques » IPRAZ et le groupe de recherche Animal’s Lab.
Partenaires : Fondation Adrienne & Pierre Sommer et l’Observatoire CNIEL des Habitudes Alimentaires.

2. Enjeux et objectifs du séminaire

Comment vivre ensemble entre humains et animaux ? La question de savoir comment changer nos rapports aux animaux de manière à ce que ceux-ci ne soient plus seulement considérés comme de simples moyens mais aussi comme des fins, suscite un intérêt croissant tant de la part de la communauté scientifique, que du grand public. Les réponses à cette question éthique et politique peuvent se formuler au travers d’un travail empirique d’exploration et de compréhension des relations que les humains entretiennent avec des animaux, afin de rendre compte de leur histoire, leur diversité et leur complexité. Si celles-ci sont marquées par la violence, l’indifférence, le mépris et l’abandon, elles sont aussi faites de plaisir, l’épanouissement, d’amour, de confiance, de respect et d’intelligence pour les humains comme pour les animaux. En ce sens, elles représentent donc une ressource pour penser les modalités d’un monde commun entre humains et animaux, et clarifier les conditions qui rendent possible ou empêchent son existence.
Longtemps appréciée pour son « exotisme », l’étude des relations entre humains et animaux fait aujourd’hui place à un intérêt sérieux et fécond de la part de sociologues. Leurs travaux se sont appuyés, entre autres, sur le renouvellement de la division ontologique classique personnes/objets par celle d’humains/non humains, initié par la sociologie pragmatiste. Ces recherches contribuent au développement, en France, d’un champ de recherches en sciences humaines et sociales encore balbutiant, à la différence de ce que les Anglo-saxons nomment Animal Studies, dont les recherches sont structurées sous la forme d’une communauté pluridisciplinaire où le souci éthique vis-à-vis de l’animal occupe une place centrale. Il nous semble aujourd’hui nécessaire et important, d’une part, d’éclairer le peu d’intérêt porté par la sociologie à la présence d’animaux dans la vie sociale des humains et, d’autre part, de proposer de nouvelles distinctions théoriques et nouveaux outils conceptuels et méthodologiques permettant de saisir le sens et l’importance de la socialité entre humains et animaux. Sur ces deux points, la notion « d’animaux de compagnie » appelle une attention particulière.
Le séminaire aura un double objectif : (1) dresser un état des lieux des recherches sociologiques et historiques autour de l’animal de compagnie, mais également autour de la notion même d’animal de compagnie ; (2) déplier les perspectives que nous offrent différents travaux sur les relations entre humains et animaux pour mieux penser le terme de « compagnie », voire le redéfinir.

2.1 Qu’est ce qu’un « animal de compagnie » ?

Une partie de ce séminaire sera consacrée à la recension et à l’analyse des travaux ayant traité de « l’animal de compagnie » en sociologie et en anthropologie. Il s’agira de voir quels propos ont été tenus sur la relation de compagnie entre les humains et les animaux, mais aussi et surtout de préciser les contours qui ont été retenus par les chercheurs pour définir cette relation « de compagnie ». Quelles espèces animales ont été désignées sous le vocable « de compagnie » ? A quels groupes sociaux a-t-on associé la relation de compagnie ? La notion « animal de compagnie » en elle-même fera l’objet d’une généalogie : à partir de quelle période ce terme est-il utilisé ? Par qui ? Dans quels espaces linguistiques ? Est-ce que les sens qu’il revêt dans différentes langues sont équivalents ? Il faudra donc prendre en compte l’instabilité de la notion au niveau diachronique et au niveau synchronique : par exemple, pourquoi l’ « animal de compagnie » est-il préféré à l’ « animal familier » ? Outre ce travail sur les catégories, il sera question d’évoquer les postures de recherche qui ont été mobilisés pour appréhender l’objet « animal de compagnie ». Si, de prime abord, les approches critiques et/ou normatives semblent avoir dominé le champ, notamment dans le monde francophone, nous nous attacherons à identifier d’autres perspectives, peut être plus compréhensives. D’autre part, les méthodologies mises en oeuvre pour appréhender la relation de compagnie seront examinées. Dans ce premier axe, on cherchera ainsi à examiner de manière rétrospective la relation de compagnie : qu’est-ce qui a fait que cette relation a été identifiée, délimitée et souvent désignée comme un problème, le symptôme d’une certaine décadence du monde occidental ? Mais l’approche sera également prospective dans la mesure où on tentera de proposer d’autres terminologies, permettant de rendre mieux compte de certains enjeux de la relation de compagnie, occultées par les perspectives critiques.

2.2 Au-delà de la compagnie : vers les « espèces compagnes » ?

Le second axe de ce séminaire part de la proposition formulée par Donna Haraway dans son Manifeste des espèces de compagnie quant à la manière d’appréhender les relations anthropozoologiques dans nos sociétés contemporaines, et de répondre aux enjeux ontologiques, éthiques et politiques qui les traversent : comprendre la genèse, la transformation, la complexité et la richesse de ces relations sous la figure – et la catégorie - d’« espèce de compagnie ». Ce traité de biosocialité et de biopouvoir nous invite à voir et penser les relations entre humains et animaux, comme une longue histoire biosociale de relations de compagnonnage. Pour Haraway, il est possible de déceler du « compagnonnage », plus que de la « compagnie », dans presque toutes les relations à l’animal, à condition d’y prêter attention.
Toutefois, il ne s’agit pas dans ce séminaire, et par les communications qui y seront présentées, de proclamer l’adoption ipso facto de cette proposition issue de la philosophie, et d’envisager de suite, sans examen et discussion préalables, la mobilisation dans une réflexion sociologique. Au contraire, ce séminaire a pour visée principale d’apprécier la valeur heuristique de la figure « d’espèces compagnes », dans une réflexion prenant à la fois comme unité d’analyse les relations, ainsi que les êtres qui en sont les principaux objets, à savoir les animaux et les humains. Autrement dit, il s’agit ici de mettre en évidence la fécondité et la portée de cette proposition sur le plan de l’analyse sociologique, tout en soulignant les difficultés que soulèvent sa traduction et sa déclinaison dans ce champ disciplinaire, et les impasses auxquelles son usage peut conduire.
Pour démarrer cette discussion, et définir les principales orientations de ce séminaire, il nous semble que la notion « d’espèces compagnes » opère bien plus qu’un redécoupage, voire une refonte des catégories courantes qui sont mobilisées pour classifier les espèces animales présentes dans la vie sociale des humains : les animaux « sauvages », « d’élevage », « de compagnie », « d’expérimentation » etc. Les « espèces de compagnie » peuvent être vues comme des formes particulières « naturecultures », autrement dit d’intrication et d’entrelacs de la « nature » et de la « culture ». Fondée sur un refus du partage entre les catégories de « nature » et de « culture », « l’espèce de compagnie » désigne et regroupe à la fois de multiples modalités d’association entre humains et animaux, qu’il convient de clarifier à travers différentes dimensions d’analyse : la coévolution, la cohabitation et la socialité interspécifique. Ces trois dimensions appellent selon nous à une attention particulière, car elles permettent d’interroger la pensée sociologique sur ses rapports avec la biologie et l’éthologie ; sa réflexion sur la morale ; et ses façons de définir et de reconnaître un lien social véritable. En ce sens, elle permet de clarifier comment la sociologie peut saisir la présence d’espèces animales dans la vie sociale des humains, et donc s’ouvrir plus largement à la « question animale » et pour peser dans ce débat.

3. Programmation du séminaire 2015

Le séminaire se déroulera sous la forme de séances mensuelles au cours de l’année universitaire 2015. Au cours de chaque séance, les communications des intervenants seront mises en discussion. Le séminaire suit une approche pluridisciplinaire. La plupart des intervenants choisis développent des approches scientifiques des relations entre humains et animaux qui se situent à la frontière entre sciences sociales (sociologie, anthropologie, philosophie) et sciences de la vie (biologie, éthologie).

Programme

- 12 Janvier 2015 : Introduction à la catégorie "animal de compagnie"
Intervenants : J.P. Digard (Anthropologue / CNRS) et J. Porcher (Sociologue / INRA)
14 h – 17 h
Lieu : Salle Chopin/Debussy - CNIEL - 42 rue de Châteaudun 75314 Paris.

- 27 Février 2015 : Accompagner les humains : un travail de soin des animaux
Intervenants : J. Michalon (Sociologue / Centre Max Weber) et C. Mondémé (Linguiste / GEMASS)
14 h – 17 h
Lieu : AgroParisTech, 16 rue Claude Bernard - Paris

- 13 Mars 2015 : L’animal de travail : un animal de compagnie ?
Intervenants : E. Baratay (Historien / Université de Lyon) et N. Lainé (Anthropologue / LESC)
14 h – 17 h
Lieu : Salle Chopin/Debussy - CNIEL - 42 rue de Châteaudun 75314 Paris.

- 10 Avril 2015 : L’animal de compagnie : entre nature et culture
Intervenants : D. Guillo (Sociologue / CNRS) et M. Kreutzer (Éthologue / Université Paris 10)
14 h – 17 h
Paris. Le lieu sera précisé ultérieurement

- 22 Mai 2015 : Soins vétérinaires et « pathologies » de la compagnie
Intervenants : P. Fritsch (Sociologue) et T. Bedossa (Vétérinaire)
14 h – 17 h
Paris. Le lieu sera précisé ultérieurement.

- 19 Juin 2015 : L’agression et compagnie : une antinomie ?
Intervenants : S. Mouret (Sociologue / INRA) et Christophe Blanchard
(Sociologue/Université Paris XIII)
14 h – 17 h.
Paris. Le lieu sera précisé ultérieurement

lundi 3 novembre 2014

Emission de TV


Vendredi 14 novembre, de 22h30 à minuit
Des chiens au service des enfants autistes

Animée par Antoine Spire et Patrick Tudoret

Entretien avec l’association Handi’chiens : Marie Claude LEBRET et Yvette SCHMIDT
Gril : Marine GRANGEORGE, psychologue et éthologue face à  Corinne LESAINE, docteur vétérinaire, responsable de la communication scientifique chez Mars Petcare, en région centre
Grand témoin : Bruno FALISSARD, directeur de recherche à L’INSERM, auteur de « cerveau et psychanalyse, tentative de réconciliation » (l’Harmattan)




Vous pouvez aussi voir Tambour Battant en temps réel pendant les horaires de diffusion sur un ordinateur, une tablette ou un smartphone, où que vous soyez dans le monde. Il faut aller sur le site Cinaps DAILYMOTION,

dimanche 28 septembre 2014

Nouvelle action de la Fondation Mira!

La Fondation MIRA, en collaboration avec Publicis Montréal, vient d’annoncer le lancement de sa nouvelle campagne Unis pour déjouer l’autisme, mettant en vedette l’extraordinaire accompagnement de chiens spécialement entraînés par la Fondation pour venir en aide aux enfants affectés par l’autisme.




Pour en savoir plus...

mardi 24 juin 2014

Lancement Officiel Des Automnales 2014


Lancement officiel du programme des Automnales 2014 : "La communication : de la globalité à la singularité... Dans nos pratiques de médiation animale !"

Les 18 & 19 octobre 2014 à Tarbes

Au programme, des conférences...

"Que signifie "communiquer"? Un point de vue interdisciplinaire" par Marine Grandgeorge, éthologue, Dr en psychologie, Centre de Ressources Autisme de Bretagne, CHRU de Brest, présidente de l'association Licorne & Phénix.
"Comment l'éthologie nous aide à communiquer" par Jean-Marc Poupard, éthologue, directeur du D.U. Relation Homme-Animal à l'Université Paris Descartes.
"La médiation animale : un outil de communication au service de l'orthophonie" par Sylvie Mckandie et Isabelle Le Gal-Redon, orthophonistes, praticiennes en médiation animale.
"Je est un autre, moi non plus ! Tentatives d'éclairages du cerveau communiquant " par Didier Vernay, médecin neurologue, responsable pédagogique D.U. Relation d'Aide par la médiation animale à l'Université de Clermont Ferrand.
"L’action municipale à Tarbes : du respect de l’espace public à la médiation animale" par Catherine Château, ingénieur responsable du Service Hygiène et Santé, Municipalité de Tarbes.
"Comment l’observation nous aide à communiquer : que regarder, comment s'adapter, s'ajuster... " par Béatrice Laffitte, Dominique Lachapèle, Nicolas Massal, Vétérinaires comportementalistes, ZOOPSY Sud-ouest.

... et des ateliers!

"Sur les sentiers de la communication corporelle : une voie sans voix" : Echanges sur la communication non-verbale au cœur de la triangulation. Piloté par Danie Berthelot, psychomotricienne, médiation avec les chiens à visée rééducative, thérapeutique, tout public, accompagnée des vétérinaires comportementalistes

"Les coulisses de la pratique : ce qui ne se voit pas….!" : Echanges sur l'analyse et l'évaluation des pratiques : comment communiquer. Piloté par Françoise Cazalé, Educatrice technique spécialisée, ferme pédagogique et biologique, médiation avec les ânes, animaux de la ferme, accompagnée de Jean-Marc Poupard & Didier Vernay

"Voyons ce que l'Animal nous révèle : une ouverture à soi inattendue" : Echanges sur les bénéfices et les surprises d'une telle ouverture. Piloté par Marie Borello, ateliers de développement personnel facilité par le cheval, éducation éthologique du cheval, élevage de chevaux de mérens, accompagnée de Marine Grandgeorge, Cécile Cardon (coach professionnel individuel et d'entreprise)


Mais aussi la vie de l'association, en national et dans les groupes régionaux!

Pour en savoir plus, consulter la page internet consacrée à l’événement (programme complet, flyer et bulletin d'inscription à télécharger) :http://licorneetphenix.over-blog.com/2014/06/lancement-officiel-des-automnales-2014.html

jeudi 5 juin 2014

Actualités

Rare sont les messages actuellement où je parle vraiment de mon activité au quotidien, et pourtant, elle est dense. Ce qui explique aussi mon "absence" ici. 
Pour ceux qui ne le savaient pas, depuis octobre dernier, je suis présidente de l'association française pour la médiation animale, Licorne & Phénix. Nous y avons de beaux défis et je ne peux que vous encourager à suivre notre actualité sur facebook ou notre blog : http://licorneetphenix.over-blog.com . Des rencontres régionales, nationales et internationales, comme une des dernières en date en Bretagne ou une conférence donnée en Alsace il y a une semaine.  
Je continue à mener, via mon poste au CRA de Bretagne, différentes recherches sur le lien entre les personnes avec autisme et les animaux et espère pouvoir vous en présenter ici rapidement les résultats. En attendant, merci de rester fidèle à cette page!
Amicalement
Marine

samedi 31 mai 2014

Zoothérapie : des chiens pour aider les militaires à surmonter leurs traumatismes

Pour aider les militaires américains à vaincre les traumatismes liés à la guerre, l'armée a parfois recours à des chiens, spécialement entraînés pour ce genre de situation. La présence de chiens aux côtés des psychologues permettrait de rendre la thérapie plus agréable et aurait des bénéfices scientifiquement prouvés.

Le lieutenant-colonel Lexy, de la base américaine de Fort Bragg, n’est pas une militaire comme les autres. Elle a quatre pattes, des poils et aime qu'on la gratte entre les oreilles. Lexy est le berger allemand de la psychiatre de la base militaire, mais aussi son assistante, et presque une collègue de travail. L’utilisation d'animaux dans le milieu médical, ou zoothérapie, et particulièrement des chiens, se développe depuis quelques années. En France, les chiens peuvent être utilisés dans le cadre de programmes de rééducation physique, par exemple. Mais il a été démontré que le contact avec ces animaux peut également aider à soigner des victimes de traumatismes mentaux. Aux Etats-Unis, les vétérans des guerres en Afghanistan et en Irak peuvent bénéficier de la présence de chiens dans le cadre du traitement de leurs blessures de guerre psychologiques. Anxiété, stress post-traumatique, dépression, irritabilité … Le retour au pays après avoir servi dans les guerres au Moyen-Orient s’avère souvent difficile pour les soldats américains.

Les chiens rendent la thérapie plus attrayante

Un reporter d'Associated Press a rencontré l’un d’entre eux, le Sergent Dennis Swols, basé à Fort Bragg, en Caroline du Nord. Il a été envoyé trois fois en Iraq, et trois fois en Afghanistan. Depuis, il souffre de stress post-traumatique. "J’ai du mal à parler aux gens de mes déploiements militaires et de toutes ces choses-là", confie Swols. Suivre une psychothérapie n’est pas non plus une expérience facile pour les vétérans, qui sont réticents à l’idée d’entrée dans le cabinet d’un psychiatre. Pour inciter les militaires à venir se confier à elle, Catherine Runmayor, la thérapeute de la clinique de Fort Bragg, a décidé de tirer partie du caractère affectueux de son chien de 5 ans. Pendant deux ans et demi, Lexy a suivi un entraînement spécial. Elle a appris à obéir aux ordres, à se contrôler, à se familiariser avec un environnement médical et surtout à réagir dans des situations de difficulté ou de détresse morale. Pour le sergent, la simple présence du chien et la possibilité de le toucher sont déjà bénéfiques. Durant ses séances avec la psychiatre, Lexy se couche aux pieds de Swols : "Je ne fais que caresser Lexy. Ou alors je m’assieds et nous ne parlons pas de mes déploiements, mais seulement du chien. Ma journée devient plus agréable à chaque fois que je rentre", raconte le sergent.

Le contact avec un chien joue sur notre mental

Des études scientifiques ont déjà prouvé que le fait de caresser un chien joue sur nos hormones. Le Dr. Dawn A. Marcus, du département d’anesthésiologie de l’Ecole de médecine de l’Université de Pittsburgh, explique que le niveau des hormones du stress, comme l’adrénaline, peut baisser, alors que celui des endorphines, liées au plaisir, augmente. Après une interaction avec un chien, il a également été constaté que le niveau d’ocytocine augmente. Cette hormone a un effet anti-stress et augmente la résistance à la douleur, et serait liée au sentiment d’affection. Enfin, la pression sanguine diminuerait et la respiration deviendrait plus calme et régulière lorsque l’on interagit avec un chien.

Des animaux empathiques ?

De son côté, Debbie Custance, psychologue et professeur à l’Université de Londres, a mené une recherche afin de déterminer si les chiens peuvent éprouver de l’empathie, rapporte National Geographic. Elle a observé la réaction de chiens face à leur maître et à des étrangers en train de pleurer ou de fredonner. Presque tous les chiens sont venus lécher ou se frotter contre les personnes en pleurs, mais ne se sont pas occupés de celles qui ne faisaient que chantonner. Le capitaine Robert Koffman, qui travaille au National Intrepid Center of Excellence, une structure liée à la recherche médicale pour les militaires, a même entraîné son chien-thérapeute à rapporter des mouchoirs aux personnes en détresse ou en pleurs. Catherine Runmayor considère Lexy comme son assistante, qu’elle promène dans la base militaire pour attirer les soldats, et éventuellement les mener à se confier à elle. "Les traumatismes sont l’un des gros problèmes que les militaires essaient vraiment de surmonter, les troubles du comportement étant les plus importants, je pense. Et Lexy est probablement mon meilleur atout pour les faire surmonter ces traumatismes", explique la psychiatre.

Une pratique de plus en plus répandue

Certaines associations, comme Paws For Purple Hearts, proposent également aux vétérans de l’armée américaine d’adopter des Golden Retrievers et des Labrador Retrievers pour les assister dans leur vie de tous les jours (voir vidéo ci-dessus). Selon Le lieutenant colonel Matthew St. Laurent, thérapeute en chef au centre médical militaire Walter Reed, l’utilisation des chiens comme aide à la thérapie est aujourd’hui approuvée et de plus en plus soutenue au sein du monde militaire. Mais il ajoute que des recherches scientifiques sont encore nécessaires afin de mieux déterminer comment et à quel moment il est préférable d’avoir recours aux chiens-thérapeutes. 

En savoir plus: http://www.maxisciences.com/chien/zootherapie-des-chiens-pour-aider-les-militaires-a-surmonter-leurs-traumatismes_art32559.html Copyright © Gentside Découverte

vendredi 25 avril 2014

Hôpital : les bienfaits inattendus des aquariums sur le bien-être des patients

Un article que l'on retrouve sur le site Maxisciences

Les aquariums placés dans certains hôpitaux ont des effets inattendus sur les patients. Non seulement, ils feraient office de lieu de rencontre pour les patients et les visiteurs mais il aurait en plus des vertus hypotensives et favoriserait l’appétit. 

De plus en plus d’hôpitaux se dotent d'aquariums. Mais la raison n’est pas qu’esthétique. Quelques équipes de médecins sont parvenus à établir que les aquariums étaient bénéfiques pour le bien-être des patients. En effet, ils ont constaté qu'observer les poissons nager pendant une vingtaine de minutes faisait baisser la tension artérielle pendant plusieurs heures. Une observation qui s'ajoute à celles réalisées à travers le monde par d'autres équipes. 

Aux Etats-Unis, des chercheurs ont prouvé que dans les services de gériatrie où les personnes pouvaient observer un aquarium, les patients atteints de la maladie d'Alzheimer se nourrissaient avec davantage de facilité. Mieux encore : l'aquarium et ses habitants suscitent un grand intérêt chez les patients. "La vie de l'aquarium rythme la vie des patients, ils se retrouvent autour de lui comme on se rassemble autour d'une cheminée [ … ] L'aquarium offre la possibilité de prendre le temps d'observer la vie des poissons", explique au Figaro le Pr Maurice Mimoun, qui dirige le service de chirurgie plastique et des grands brûlés à l'hôpital Saint-Louis. 

Un lieu de rendez-vous 

Ainsi, l’aquarium devient un lieu de rencontres qui encourage les patients à sortir plus souvent de leur chambre et à entrer en contact avec d'autres patients et les personnes venues rendre visite à leurs proches hospitalisés. Et les poissons deviennent des habitants à part entière de l'hôpital. "Les patients identifient les poissons, observent ceux qui sont plus faibles, s'enthousiasment devant leur reproduction mais sont également témoins de la mort de certains d'entre eux", indique le Pr Mimoun. 
A l'hôpital Robert Debré (Paris), l'aquarium est utilisé en pédopsychiatrie pour aider les enfants souffrant de troubles alimentaires, notamment en les laissant nourrir les poissons, explique le Figaro. Mais ce n'est pas tout puisque les médecins constatent également "un effet apaisant, apporté par l'eau elle-même". 
Selon le Pr Raphaël Vialle, chef du service de chirurgie orthopédique et réparatrice de l'enfant à l'hôpital Armand Trousseau, les enfants qui ont observé l’aquarium tropical du service supportent ainsi beaucoup mieux des gestes un peu douloureux. L'effet persiste environ dix minutes. 

Un effet apaisant et anesthésiant 

"Cela confirme les nombreuses études qui indiquent que les techniques de diversion sont particulièrement efficaces pour lutter contre la douleur chez l'enfant", souligne-t-il. Pour mettre en avant cet effet anesthésique, le Pr Vialle a réalisé une expérience auprès de 70 personnes. Après les avoir laissé regarder l’aquarium un certain temps, il les a connectées à un appareil provoquant de petites décharges. Il a ainsi observé que la douleur était jugée moins intense après avoir regardé l’aquarium pendant seulement 5 minutes. L’étude révèle que l’effet anesthésiant est maximal après une demi-heure d’observation. 
"C'est la première fois qu'on montrait un effet direct sur la douleur", note le médecin. Et les patients ne sont pas les seuls à profiter des bienfaits des aquariums. Les familles qui attendent, dans l’anxiété, que leur enfant sorte du bloc opératoire, bénéficient elles aussi des bienfaits de l’aquarium. Il les aide à patienter. "La salle d'attente était une véritable Cocotte-Minute, avec des sollicitations incessantes des familles sur le personnel". Avec l’installation de l’aquarium, les conversations portent maintenant davantage sur les habitudes des poissons que sur la durée de leur attente. 

Un projet qui nécessite de l'investissement 

Reste qu’installer un aquarium n’est pas toujours simple ni même possible. Le Pr Vialle souligne que l’aquarium tropical de 1.200 litres de son service (installé en 2012) "demande un minimum d'expertise et un investissement important, sur le plan financier mais également en temps". 
L’installation n’est pas de toute simplicité et les techniciens de l'hôpital y ont participé sur leur temps libre. Par ailleurs, ce petit bijou a coûté 11.000 euros à l’achat et il faut prévoir 2.000 euros supplémentaires (provenant de dons) chaque année pour l’entretien. De plus, il faut procéder, trois fois par semaine, au nettoyage de l’aquarium. 
C’est le Pr Vialle (ou ses collègues), passionné d’aquariophilie, qui s’en occupe lui-même lorsqu’il est présent. "Un tel projet reste dépendant de la passion d'une ou plusieurs personnes, ne serait-ce que pour entretenir l'aquarium : rien n'est plus triste qu'un aquarium qui meurt faute de soins", conclut-il cité par le Figaro


 En savoir plus: http://www.maxisciences.com/aquarium/hopital-les-bienfaits-inattendus-des-aquariums-sur-le-bien-etre-des-patients_art31860.html Copyright © Gentside Découverte

mercredi 26 mars 2014

Congrès

Avec le soutien de la Fondation A et P Sommer, sous l’égide de la Fondation de France 

Depuis l’aube des temps, les hommes ont vécu avec des animaux. Sauvages, domestiqués ou domestiques, nos congénères ont toujours fait partie de nos vies, de nos représentations, de nos mythes et de nos croyances. Pour chacun de nous, la relation à l’animal peut s’avérer étonnamment riche en communication, en émotions et en effets psychologiques. Depuis quelques décennies, des professionnels ont mis à profit les vertus intrinsèques de la relation à l’animal dans des dispositifs institutionnels et thérapeutiques, que ce soit auprès d’enfants, d’adultes ou de personnes âgées, souvent en situation de souffrance ou de handicap. La rencontre de l’animal n’y est jamais une fin en soi, mais un support de communication, d’identification et d’expression. Cette journée d’étude propose une exploration du domaine encore méconnu des thérapies à médiation animale, en abordant à la fois les fondamentaux de la relation homme/animal et divers applications cliniques. Psychologues, neurophysiologistes, éthologues, éducateurs et soignants partageront leurs expériences pour éclairer les enjeux, les indications, les effets et les limites de ces méthodes créatives. 

Journée ouverte à tout public. 
Entrée gratuite

dimanche 23 mars 2014

Formation : analyse et évaluation de la pratique de médiation animale

Voici une formation qui pourrait intéresser certains des lecteurs de ce blog...
Note : l'adresse est erronée, merci d'utiliser martineauriacombe@orange.fr







lundi 10 mars 2014

PHILIPPE GELUCK : « LE CHAT C'EST LA MEDIATION PAR L'HUMOUR "

Article à découvrir sur le site de la Fondation Sommer

L’image de Philippe Geluck est indissociablement liée à celle du Chat, le personnage de BD qu’il a créé il y a maintenant plus de 30 ans. Même si l’auteur à succès se réjouit de cette confusion, ses talents s’exercent dans bien d’autres domaines du spectacle et des médias. Sa notoriété, Philippe Geluck la met aussi depuis longtemps au service de causes humanitaires et sociales. 

Pourquoi avez-vous choisi un chat pour philosopher sur la condition humaine ?

Ph.G : Peut-être par goût du paradoxe : le chat est un animal que j’admire depuis toujours… et j’en ai fait un antihéros, un peu pathétique dans ses péroraisons, un peu ridicule.
Je crois que le chat porte une certaine ambigüité qui combine une présence rassurante et apaisante lorsqu’il vient se lover contre vous en ronronnant et un mystère permanent quant à ses véritables sentiments. On lui prête volontiers une conscience qu’il n’a probablement pas, on interprète ses postures. Il incite à la réflexion. On surévalue probablement ses intentions mais son influence sur nous est réelle et positive.

Et Le Chat, votre Chat, possède-t-il les mêmes qualités ?

« L’incommunicabilité peut devenir un sujet de conversation ». C’est une réflexion du Chat dans un de mes albums… au-delà du gag de BD, elle traduit une réalité : l’humour est un médiateur très efficace.
Le personnage du Chat ne ressemble d’ailleurs pas vraiment à un chat. Il s’est humanisé, il porte costume. En ne ressemblant à personne, il parle à tout le monde.

Vous parlez de médiation : les animaux vous paraissent-ils en mesure de tenir ce rôle ?

J’en suis absolument convaincu. Je suis d’ailleurs le parrain d’une association, « L’Essentiel » (*) qui vient d’ouvrir un établissement à quelques kilomètres de Bruxelles.
Il s’agit d’un lieu convivial d’accueil pour handicapés cérébraux de tous âges, plus ou moins gravement atteints, qui peuvent y pratiquer de nombreuses activités et participer notamment à un programme d’équithérapie. Ce qui prouve que Le Chat n’est pas jaloux.

jeudi 20 février 2014

Colloque "Regards sur la médiation équine"

L'IFEq organise son 2ème colloque national : Regards sur la médiation équine

qui se tiendra le samedi 26 avril 2014 à Paris.

Développer la médiation équine, c'est en dessiner les contours, en apercevoir la diversité, et pouvoir la communiquer pour la rendre compréhensible.

Le second colloque de l'Institut de Formation en Equithérapie propose des nouvelles ouvertures pour un nouveau regard sur les actions et les professionnels de la médiation équine. Il aborde le thème de la communication sur ces activités, pour mieux expliciter les enjeux liés à leur diffusion et les risques liés à l'hétérogénéîté de la filière. Il partage avec le public une vision large et réaliste des métiers de la médiation équine en donnant la parole aux acteurs, et en particulier à ceux qui exercent dans des contextes moins courants - comme les structures à multiactivité, les institutions médico-sociales développant leurs propres infrastrcutures équestres, ou les professionnels développant des programmes au bénéfice de publics incarcérés. 

Quant au cheval et aux équidés, ils sont invités au débat à travers l'expérience de l'éthologie et de la psychanalyse, pour soutenir l'idée que leur place ne se limite pas à leur simple présence et rappeler le potentiel inestimable que représente leur intervention au bénéfice des publics les plus fragiles, que ce soit dans un cadre de sport, de thérapie, de loisir, d'éducation, ou de réinsertion.


 Programme

9h30 : Accueil des participants

10h00 : Ouverture et présentation de la journée
Nicolas EMOND, équithérapeute et fondateur de l'IFEq

10h10
Table ronde : Communiquer sur la médiation équine

La médiation équine : une nébuleuse ?
Dominique-Laurence REPESSE, journaliste équestre, auteure, belle-mère d'un jeune adulte handicapé
La médiation équine dans la blogosphère
Sandie BELAIR, psychologue clinicienne et thérapeute avec le cheval, fondatrice de Résilienfance (33), rédactrice du Blog de la médiation animale

Discussion avec la salle

Table ronde : Pratiques et praticiens

Equithérapeute et moniteur d'équitation adaptée : comment et pourquoi nous travaillons ensemble ?*
Jacki HERBET, équithérapeute, Frédéric HIBERTY, moniteur, Emmanuelle TIZON, monitrice et experte fédérale équihandi, association EquiThé'A (44)
L'équithérapie au bénéfice de mineurs détenus*
Sonia BOROS, équithérapeute, So'Equithérapie (77)
De la coque à l'âne : l'asino-médiation auprès d'enfants polyhandicapés*
Annick LABROT, éducatrice spécialisée, ânière, présidente de l'association Anikounâ (24)

Discussion avec la salle

13h00 - 14h30 : Déjeuner libre

14h30

Table ronde : Les chevaux de médiation

Importance des comportements sociaux pour le bien-être du cheval
Hélène ROCHE, éthologiste, auteure, formatrice en éthologie équine (78)
Le choix du cheval en thérapie : outils de décision
Géraldine DE RIBAUCOURT, psychologue clinicienne, thérapeute avec le cheval, ASBL Equité (Bruxelles)
Le cheval en psychanalyse
Yannick GILLANT, psychologue, psychanalyste, équitérapeute, ChevalPsy (75)

Discussion avec la salle

Table ronde : Pratiques et praticiens

Intérêt de la médiation équine dans la rééducation motrice*
Blandine BRUYAT-CAUSSARIEU, ergothérapeute, monitrice, experte fédérale équihandi, Le Pied à l'Etrier (60)
Des chevaux et des hommes : quand le cheval rentre dans l'institution*
Anne RAYNAUD, conseillère en économie sociale et familiale, responsable des activités équestres, Foyer de vie de Bouligny, Fondation les Amis de l'Atelier (77)

Discussion avec la salle et conclusion


* Communication non confirmée à la date d'édition du présent programme

lundi 10 février 2014

LUCA FARINA : «EN ITALIE, LA MEDIATION ANIMALE EST ASSOCIEE A LA POLITIQUE DE SANTE"

Interview visible sur le site internet de la Fondation Sommer

Au sein de l’Istituto Zooprofilattico Sperimentale delle Venezie en Italie, Luca Farina est Directeur du Centre National de Référence d’Interventions Animales Assistées. Vétérinaire de formation et de vocation, il peut revendiquer une solide expérience internationale et il est motivé à faire du Centre la cheville ouvrière de la médiation animale en Italie et un exemple en Europe.


Comment l’Italie conçoit-elle et organise-t-elle les activités de médiation animale ?

LF : Il y a un certain nombre de différences avec la France. La première réside dans la terminologie utilisée puisque nous parlons « d’intervention assistée avec des animaux » et non de « médiation animale ». Il s’agit davantage d’une distinction de forme que de fond : nous partageons en effet la plupart des approches qui sont celles de la Fondation A et P Sommer.
La différence majeure réside en fait dans notre vision et notre organisation de la santé publique qui regroupe, sous la même autorité ministérielle, médecine humaine et médecine vétérinaire. Cette stratégie s’exprime par le concept international de « one health » qu’on peut essayer de traduire par « santé globale ».

Quelles conséquences pratiques cette  vision de One health ou santé globale entraîne-t-elle ?

LF : Le Centre National de Référence d’Interventions Animales Assistées a été institué par Décret du Ministère de la Santé en 2009.
D’abord, cela donne évidemment à la médiation animale un véritable statut puisqu’on lui attribue une place effective au sein des autorités sanitaires du pays et que son rôle est officiellement reconnu.
L’essentiel est cependant dans les obligations que ce statut et cette reconnaissance impliquent. Ainsi, l’Etat a été amené à discuter avec les différentes régions et province de lignes directrices établissant une terminologie et des protocoles d’intervention hiérarchisés.

Quels sont les niveaux d’intervention déterminés ?

LF : Il y a trois grandes possibilités d’intervention, correspondant à trois univers :
  • La thérapie, qui ne se met en place que lorsqu’il y a prescription médicale (par exemple dans le cadre de certains troubles du comportement),
  • L’éducation, qui concerne des populations fragilisées ou à risques (prisons, établissements médico-sociaux…),
  • Les loisirs, qui englobent des activités d’éveil et de détente (fermes pédagogiques, loisirs culturels, environnement…).
Evidemment, ces catégories doivent être croisées avec le choix des animaux adaptés aux programmes. Non seulement par souci d’efficacité mais également parce que le bien-être des animaux constitue une préoccupation permanente, partie intégrante des interventions.
Par ailleurs, la politique mise en œuvre et les obligations qu’elle entraîne amènent l’IZSVe à développer une activité de formation importante, tant dans le domaine de la formation initiale que de la formation permanente des professionnels.
A santé globale, politique globale !

dimanche 2 février 2014

Une avancée dans les métiers de médiation animale

"Equicien" est aujourd'hui considéré comme un métier avec un diplôme reconnu par l'Etat (par arrêté du 20 janvier 2014 portant enregistrement au répertoire national des certifications professionnelles paru au JO du 30 janvier 2014)! 



jeudi 12 décembre 2013

L'association Handi'Chiens, lauréate du 11e Prix de la solidarité

Article de la Chaine a du coeur...
Le prix de la Solidarité organiser par Sélection-France Bleu-Fondation du Crédit Mutuel récompense les meilleures actions citoyennes qui font avancer la solidarité. 
C'est quoi, la solidarité ? "C'est la force d'un groupe de personnes". Qui le dit ? Noé, un écolier de 10 ans, interviewé par le magazine Sélection Reader's Digest. Il a plutôt raison, Noé ! C'est bien pour cela que Sélection, France Bleu et la Fondation du Crédit Mutuel ont rassemblé dix associations humanitaires le lundi 9 décembre 2013 pour remettre le 11e Prix de la Solidarité.
Ces associations ont toutes eu leur — très bel — article dans Sélection au cours de l'année, relayé sur les ondes  de France bleu.   
Il y a près de près de dix mille — internautes, lecteurs et auditeurs —  à avoir voté sur les sites de Sélection et de France bleu pour départager les dix associations en lice pour le Prix 2013. 
L’association qui a obtenu le plus de voix a reçu un chèque detandis qu’une enveloppe de 10 000€ est répartie entre les autres associations par la Fondation du Crédit Mutuel.
Voici la liste des prix remis au siège du Crédit Mutuel :
1er prix Association Handi’Chiens (Paris) représentée par Marie-Claude Lebret :  Eduque des chiens pour les remettre gratuitement à des personnes en situation de handicap moteur.
un chèque de10 000€ décerné conjointement par Sélection Reader’s Digest et la Fondation du Crédit Mutuel.
2e prix Médecins Solidarité Lille (MSL) (Lille) représentée par Maïta Dubois  : soigne gratuitement les personnes en situation de grande précarité exclues du système de santé.
un chèque de 3000€ décerné par la Fondation du Crédit Mutuel.
3e prix : Association Piân’Piâne (Saint-Vigor-d’Ymonville) représentée par Baya Hammani : aide enfants et adolescents en détresse sociale ou scolaire à surmonter leurs difficultés grâce au contact des ânes.
un chèque de 1400€ décerné par la Fondation du Crédit Mutuel.

Pour en savoir plus

dimanche 1 décembre 2013

Compte rendu du congrès "Diversité de la médiation équine"

Ce congrès s'est tenu en avril dernier et les organisateurs ont mis en ligne les différentes interventions de la journée. Une occasion de revoir ou voir tout simplement ce qui s'y est passé!

La médiation équine regroupe un ensemble de pratiques et de praticiens variés ayant pour point commun de mettre en relation un public en difficulté avec des chevaux, dans l'intention d'apporter des réponses à ses besoins spécifiques. Les interventions peuvent avoir un caractère thérapeutique, social, éducatif, sportif, occupationnel ou de loisir, si bien qu'il reste difficile de cerner précisément et globalement leurs caractéristiques, leurs fondements et leurs spécificités.
Ce premier colloque organisé par l'Institut de Formation en Equithérapie propose un aperçu de la diversité des approches en médiation équine à travers une présentation des principales pratiques (équithérapie, équicie et équitation adaptée), en apportant l'expérience de professionnels travaillant dans des contextes originaux, et en dressant un état des lieux des évolutions récentes des cadres classiques de prise en charge afin de répondre aux demandes de nouveaux publics (développement personnel, addictions et entreprises).
Vous pouvez revoir:
Table ronde : les pratiques 

  • L'équithérapie par Karine MARTIN, équithérapeute et gérante associée de la Société Française d'Equithérapie (72)
  • L'équicie par Anne-Sophie MATHIEU, administratrice de la Fédération Nationale Handicheval et équicienne de l'association Pas-à-Pas (78) 
  • L'équitation adaptée par Claire-Marine CACERES, monitrice d'équitation et psychomotricienne, Club Hippique de Versailles (78) 
Table ronde : structures de prise en charge et praticiens

Table ronde : nouveaux publics et nouveaux cadres 

mercredi 27 novembre 2013

Autisme : s'éveiller au monde grâce aux chiens

Handi'chiens est à l'honneur de la presse ce mois-ci avec un article dans Ouest France retranscrit ci-dessous




Depuis 1989, l'association Handi'chiens aide les personnes handicapées avec les canidés. Début novembre, six familles ont fait connaissance avec leur nouveau protégé.

L'adage veut que le chien soit le meilleur ami de l'homme. Gazette, Gloire, Guapa, Glinka, Gillie et Gordon sont encore plus que cela. Ces chiens doivent aider leurs nouveaux maîtres, Nathanël, Aaron, Elisa, Noah, Isaac et Romain, atteints d'autisme, à s'éveiller au monde.
Six familles, originaires des quatre coins de la France, ont passé une semaine dans les locaux d'Handi'chiens pour choisir, connaître et apprivoiser leur chien. Depuis 1989, l'association alençonnaise donne aux familles, dont un membre souffre d'un handicap physique ou mental, un chien pour les aider au quotidien. « En cinq jours, les enfants et leurs parents ont pu choisir et se familiariser avec leur golden retriever », expose Marie-Claude Lebert, fondatrice de l'association.
Le choix de la race n'est pas un hasard. Il faut un chien calme et attentif aux autres. « Le golden retriever a le profil idéal », juge Marie-Claude Lebert. Et le chien, est un remède qui fonctionne.« Il permet aux enfants autistes de s'ouvrir sur l'extérieur, signale la fondatrice de l'association. Un petit qui ne parle pas, va très vite appeler son chien par son nom ! »
Une présence rassurante
Une aide précieuse que Roxane, mère de trois enfants autistes, attendait avec impatience « Cela fait deux ans que nous espérions ce chien. » Le contact est tout de suite passé entre son fils Nathanaël et Gloire, une chienne de deux ans. « Il y a eu des regards entre mon fils et Gloire. Puis elle est allée spontanément vers lui. » En cinq jours, la relation semble déjà être prometteuse. « Au début, c'était timide, révèle la mère. Aujourd'hui, il y a plus d'assurance. Nathanaël tient Gloire par ses poils et lui fait même des caresses et des bisous ! »
Lors des paniques des petits, la boule de poils est un réconfort. « Mes enfants ont souvent du mal à dormir la nuit, ils sont très angoissés, explique Roxane. La chienne, qui dormira dans leur chambre, va les rassurer. »
Une présence rassurante pour les enfants, mais également pour les parents. « Gloire peut aboyer sur commande, explique Roxane. Ainsi, quand un de mes fils aura un problème, elle pourra nous prévenir. » Avec ce nouveau compagnon à quatre pattes, de nouvelles possibilités s'offrent aux enfants. « Mes enfants pourront aller à l'école avec Gloire. Ce qui changera le regard de leurs camarades de classe, sourit la mère. Ils seront au centre de toutes les attentions ! »
La seule crainte pour Roxane, c'est que Gloire ne puisse accompagner quotidiennement ses enfants. Et pour cause, de nombreuses portes se ferment devant la truffe des chiens. « Les gens pourront se demander si Gloire ne va pas déranger les autres élèves en classe ou gêner les clients d'un restaurant, s'exaspère la mère. Pourtant, ce chien est aussi important qu'un fauteuil roulant pour notre fils. »

lundi 25 novembre 2013

Form'action Cheval médiateur

Au mois de mai dernier se tenait, au Haras national d’Hennebont, un colloque sur la médiation animale, intitulé “Equimeeting médiation”, dont les compte-rendus et vidéos sont disponibles sur le site http://equimeeting-mediation.blogscheval.net/.
Séance de rattrapage ou complément de la journée, bonne lecture et bon visionnage


vendredi 11 octobre 2013

Kerpape à Plœmeur. Handi’chiens forme des aides de vie à quatre pattes

Un peu d'information locale avec un joli projet en Bretagne sud, rapporté par le site maville.com et Ouest France

Mercredi, Antoine Duhamel, professeur à l’école du centre de rééducation fonctionnelle de Kerpape, à Plœmeur (Morbihan) et sa classe, ont assisté à une démonstration de chiens d’aide aux personnes en situation de handicap moteur.
Samedi prochain, l’association Handi’chiens va remettre son 1 500e chien, à Paris. Le centre breton, situé dans les Côtes-d’Armor, forme 30 chiens d’assistance par an et a confié deux de ses animaux à des patients de Kerpape. Ces chiens sont de véritables auxiliaires pour une vie plus autonome et l’intégration en milieu ordinaire.
Durant sa pension en famille, les frais d’alimentation et de vétérinaire sont pris en charge par l’association Handi’chiens. Confiés, ensuite, gracieusement pour une durée indéterminée, aux personnes privées de mobilité, les chiens restent cependant la propriété de l’association qui s’octroie un droit de regard. 13 600 €, c’est le coût de la formation d’un chien.
Actuellement implantée, à Saint-Brandan (22), une nouvelle antenne Handi’chiens va ouvrir à Quimper prochainement, une autre est envisagée dans le pays de Lorient. 


lundi 30 septembre 2013

Un chien augmenté?

Nouvelle découverte sur Maxisciences et relayée par différents médias! De vraies applications sont en jeu mais quid du bien-être de l'animal? Je vous laisse découvrir cela.

Des chercheurs américains ont développé une veste, qui, accrochée sur le dos d'un chien, permet de contrôler ses déplacements à distance.

Le chien, le meilleur ami de l'homme, est aussi son meilleur allié dans de nombreuses situations. Chiens d'aveugle, chien démineur, chien secouriste, nos amis poilus sont utilisés dans de nombreuses situations autrement impossibles (ou trop dangereuses) pour l'homme. Des chercheurs américains viennent de franchir une étape supplémentaire en développant le gadget ultime pour chiens : une veste de contrôle à distance.

Crédit photo: Miller et al/Auburn

Jeff Miller et David Bevly, du département d'ingénierie mécanique de l'université d'Auburn, en Alabama, décrivent dans le International Journal of Modelling, Identification and Control l'appareil qu'ils ont créé. Constitué d'un microprocesseur, d'une radio, d'un GPS et de quelques circuits, la veste qui s'attache sur le dos du chien permet de le diriger à distance grâce à des vibrations (indolores). Assis derrière un ordinateur, le maître peut donc commander à son chien à quel endroit tourner, s'arrêter, faire demi-tour. Les chercheurs affirment que le taux d'obéissance est de 98 %. 

Chiens secouristes 

Ce serait donc un moyen pour les propriétaires fainéants de promener leur chien sans bouger de leur canapé ? Pas vraiment, vu que l'appareil a été conçu pour des situations très sérieuses. Les chiens peuvent se faufiler dans des endroits très étroits, difficiles d'accès, par exemple pour secourir les victimes piégées après un tremblement de terre. Leur flair est également mis à profit pour repérer les explosifs, ou encore les drogues. L'un des avantages d'un tel équipement est, par exemple, qu'en cas d'environnement bruyant, le maître ne peut commander ses ordres au chien. En le contrôlant à distance, ce problème est évité. 

Fonctionne sur tout type de chiens 

L'équipe a démontré que n'importe quel chien spécialiste peut être entrainé à répondre "quasi sans erreur" au contrôle à distance imposé par les vibrations, comme si leur maître était à portée d'eux. Des immeubles en feu à l'aide aux malvoyants, les chercheurs voient ainsi dans leur technologie des possibilités extrêmement vastes.