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mardi 19 mai 2015

"Chiens et Chats", une application pour mieux connaître son animal de compagnie

Le département de médecine vétérinaire de l'Université de Namur (UNamur) en collaboration avec l'Ecole nationale vétérinaire de Maison-Alfort (France) et la Cité des sciences à Paris a mis au point une nouvelle application baptisée "Chiens et Chats".



Vous pouvez retrouver ces applications pour IOS et Android

Pour lire la suite de l'article, c'est ici

mercredi 1 avril 2015

Formation

Enfin des cours de droit de l’animal dans une université française !

Cela fait des années que cette nouvelle était attendue en France, non seulement par les étudiants mais aussi par tous ceux intéressés par le droit et l’éthique se rapportant à l’animal.
Et voici désormais que le CEERE (Centre Européen d’enseignement et de recherche en éthique) de l’université de Strasbourg proposera, à partir de septembre 2015, deux unités d’enseignement (UE) spécifiques – « Droit de l’animal » et «Éthique animale » - dans trois des parcours du Master « Ethique et sociétés », offrant ainsi la possibilité d’obtenir un Master Ethique et société, Parcours « Ethique médicale et bioéthique » ou « Ethique et droits de l’homme » ou « Ethique, économie et sociétés » avec à chaque fois une spécialisation sur la question animale.
À noter que ces deux UE pourront aussi être suivies en Formation continue (non diplômante).
Public concerné :
Étudiants intéressés par l’éthique animale et le droit de l’animal de par leur formation initiale ou professionnels (avocats, membres de comité d’éthique, membres des bureaux d’expérimentation animale, personnel de la direction départementale de la protection des populations, personnel des institutions ou associations de bien-être et de protection animale, personnel des commissions spécialisées du parlement européen et du conseil européen, des secteurs RH ou R&D des industries agroalimentaires ou pharmaceutiques, vétérinaires).
Une formation unique en France !
Des informations plus précises suivront.

Ce projet de cours de droit de l’animal est le fruit du travail d’un groupe constitué de :

Cédric Sueur, Maître de conférences de l’université de Strasbourg ;
Marie-Jo Thiel, Professeur des universités, directrice du CEERE,
Christel Simler, Maître de conférences en droit privé
Jean-Marc Neumann, Juriste, Secrétaire Général et Coordinateur de l’EuroGroup for Animal Law Studies (EGALS) et Fondateur du site Animal et Droit (www.animaletdroit.com)

Christel Simler, le Prof. Olivier Le Bot ,Professeur agrégé de droit public à Aix-Marseille et Jean-Marc Neumann enseigneront dans le cadre de l’UE « Droit de l’animal ».

Afin que ce projet soit une grande réussite j’inciter et encourage tous ceux qui attendaient des cours de droit de l’animal en France à venir nombreux s’inscrire à cette UE ou à suivre la session de formation continue qui sera ouverte parallèlement.

Renseignements :

cedric.sueur@unistra.fr
https://ethique-alsace.unistra.fr/uploads/media/84_Lettre_CEERE_avril_2015.pdf

jeudi 22 janvier 2015

Cycle l'homme et l'animal - Rennes

Expo Rennes 2015 du 02/01/2015 au 02/05/2015
La ville de Rennes consacre 5 mois à des expositions et conférences sur la relation humain-animal.

Vous pouvez télécharger le programme de janvier ici 


samedi 3 janvier 2015

Mon chat est-il une personne ?

L'émission de France 5 "c'est dans l'air" a consacré sa première émission de l'année aux animaux et à leur bien-être. Vous pouvez revoir l'émission ici  

En résumé


C’est désormais gravé dans la loi : les animaux sont des "êtres vivants doués de sensibilité". Jusqu’ici le Code civil les considérait comme des "biens meubles". Un dispositif à portée essentiellement symbolique qui correspond à l’évolution du regard que nous portons sur les animaux. Publications de pétitions et d’ouvrages d'intellectuels sur le sujet, émissions télévisées, avancées dans le droit... L'année 2014 a été une année particulièrement riche sur le plan du bien-être animal.
Les crises alimentaires, de la vache folle au scandale des lasagnes au cheval, ont semble-t-il rendu les consommateurs de plus en plus attentifs à ces questions. Mais le mouvement en cours va plus loin. Les réseaux sociaux se sont enflammés quand une présentatrice a posé avec un lion mort en Afrique du Sud. La campagne de l’association L214 sur les poussins en couvoir a largement dépassé le cercle des militants traditionnels de la cause animale. Et le temps où l’on taxait systématiquement les défenseurs des animaux de sensiblerie semble désormais bien lointain.
Le sort que l’on réserve aux animaux sauvages et d’élevage est d’autant plus paradoxal que l’on n’a jamais autant pris soin de nos animaux de compagnie. Bar à chat, spa … Ce business florissant nous fait aussi réfléchir sur notre modèle d’hyper-consommation. Les animaux ont-ils besoin des mêmes plaisirs que nous pour être heureux ? Sont-ils des personnes comme les autres ?
De nombreuses recherches scientifiques montrent à quel point l’homme a sous-estimé les capacités cognitives du monde animal. L’occasion de s’interroger sur les traitements infligés aux animaux domestiques et à ceux que nous élevons pour les manger.

lundi 15 décembre 2014

Séminaire « Des Animaux de Compagnie aux Espèces Compagnes »

1. Responsables scientifiques

- Sébastien Mouret (Sociologue, INRA, UMR Innovation, Montpellier SupAgro)
- Jérôme Michalon (Sociologue, Environnement, Ville, Sociétés (UMR 5600)/Centre Max Weber (UMR 5283))
Contacts : mouret_s@hotmail.com ; jerome.michalon@gmail.com
Entités organisatrices : Association « Imaginaires et Pratiques des Relations »
AnthropoZoologiques » IPRAZ et le groupe de recherche Animal’s Lab.
Partenaires : Fondation Adrienne & Pierre Sommer et l’Observatoire CNIEL des Habitudes Alimentaires.

2. Enjeux et objectifs du séminaire

Comment vivre ensemble entre humains et animaux ? La question de savoir comment changer nos rapports aux animaux de manière à ce que ceux-ci ne soient plus seulement considérés comme de simples moyens mais aussi comme des fins, suscite un intérêt croissant tant de la part de la communauté scientifique, que du grand public. Les réponses à cette question éthique et politique peuvent se formuler au travers d’un travail empirique d’exploration et de compréhension des relations que les humains entretiennent avec des animaux, afin de rendre compte de leur histoire, leur diversité et leur complexité. Si celles-ci sont marquées par la violence, l’indifférence, le mépris et l’abandon, elles sont aussi faites de plaisir, l’épanouissement, d’amour, de confiance, de respect et d’intelligence pour les humains comme pour les animaux. En ce sens, elles représentent donc une ressource pour penser les modalités d’un monde commun entre humains et animaux, et clarifier les conditions qui rendent possible ou empêchent son existence.
Longtemps appréciée pour son « exotisme », l’étude des relations entre humains et animaux fait aujourd’hui place à un intérêt sérieux et fécond de la part de sociologues. Leurs travaux se sont appuyés, entre autres, sur le renouvellement de la division ontologique classique personnes/objets par celle d’humains/non humains, initié par la sociologie pragmatiste. Ces recherches contribuent au développement, en France, d’un champ de recherches en sciences humaines et sociales encore balbutiant, à la différence de ce que les Anglo-saxons nomment Animal Studies, dont les recherches sont structurées sous la forme d’une communauté pluridisciplinaire où le souci éthique vis-à-vis de l’animal occupe une place centrale. Il nous semble aujourd’hui nécessaire et important, d’une part, d’éclairer le peu d’intérêt porté par la sociologie à la présence d’animaux dans la vie sociale des humains et, d’autre part, de proposer de nouvelles distinctions théoriques et nouveaux outils conceptuels et méthodologiques permettant de saisir le sens et l’importance de la socialité entre humains et animaux. Sur ces deux points, la notion « d’animaux de compagnie » appelle une attention particulière.
Le séminaire aura un double objectif : (1) dresser un état des lieux des recherches sociologiques et historiques autour de l’animal de compagnie, mais également autour de la notion même d’animal de compagnie ; (2) déplier les perspectives que nous offrent différents travaux sur les relations entre humains et animaux pour mieux penser le terme de « compagnie », voire le redéfinir.

2.1 Qu’est ce qu’un « animal de compagnie » ?

Une partie de ce séminaire sera consacrée à la recension et à l’analyse des travaux ayant traité de « l’animal de compagnie » en sociologie et en anthropologie. Il s’agira de voir quels propos ont été tenus sur la relation de compagnie entre les humains et les animaux, mais aussi et surtout de préciser les contours qui ont été retenus par les chercheurs pour définir cette relation « de compagnie ». Quelles espèces animales ont été désignées sous le vocable « de compagnie » ? A quels groupes sociaux a-t-on associé la relation de compagnie ? La notion « animal de compagnie » en elle-même fera l’objet d’une généalogie : à partir de quelle période ce terme est-il utilisé ? Par qui ? Dans quels espaces linguistiques ? Est-ce que les sens qu’il revêt dans différentes langues sont équivalents ? Il faudra donc prendre en compte l’instabilité de la notion au niveau diachronique et au niveau synchronique : par exemple, pourquoi l’ « animal de compagnie » est-il préféré à l’ « animal familier » ? Outre ce travail sur les catégories, il sera question d’évoquer les postures de recherche qui ont été mobilisés pour appréhender l’objet « animal de compagnie ». Si, de prime abord, les approches critiques et/ou normatives semblent avoir dominé le champ, notamment dans le monde francophone, nous nous attacherons à identifier d’autres perspectives, peut être plus compréhensives. D’autre part, les méthodologies mises en oeuvre pour appréhender la relation de compagnie seront examinées. Dans ce premier axe, on cherchera ainsi à examiner de manière rétrospective la relation de compagnie : qu’est-ce qui a fait que cette relation a été identifiée, délimitée et souvent désignée comme un problème, le symptôme d’une certaine décadence du monde occidental ? Mais l’approche sera également prospective dans la mesure où on tentera de proposer d’autres terminologies, permettant de rendre mieux compte de certains enjeux de la relation de compagnie, occultées par les perspectives critiques.

2.2 Au-delà de la compagnie : vers les « espèces compagnes » ?

Le second axe de ce séminaire part de la proposition formulée par Donna Haraway dans son Manifeste des espèces de compagnie quant à la manière d’appréhender les relations anthropozoologiques dans nos sociétés contemporaines, et de répondre aux enjeux ontologiques, éthiques et politiques qui les traversent : comprendre la genèse, la transformation, la complexité et la richesse de ces relations sous la figure – et la catégorie - d’« espèce de compagnie ». Ce traité de biosocialité et de biopouvoir nous invite à voir et penser les relations entre humains et animaux, comme une longue histoire biosociale de relations de compagnonnage. Pour Haraway, il est possible de déceler du « compagnonnage », plus que de la « compagnie », dans presque toutes les relations à l’animal, à condition d’y prêter attention.
Toutefois, il ne s’agit pas dans ce séminaire, et par les communications qui y seront présentées, de proclamer l’adoption ipso facto de cette proposition issue de la philosophie, et d’envisager de suite, sans examen et discussion préalables, la mobilisation dans une réflexion sociologique. Au contraire, ce séminaire a pour visée principale d’apprécier la valeur heuristique de la figure « d’espèces compagnes », dans une réflexion prenant à la fois comme unité d’analyse les relations, ainsi que les êtres qui en sont les principaux objets, à savoir les animaux et les humains. Autrement dit, il s’agit ici de mettre en évidence la fécondité et la portée de cette proposition sur le plan de l’analyse sociologique, tout en soulignant les difficultés que soulèvent sa traduction et sa déclinaison dans ce champ disciplinaire, et les impasses auxquelles son usage peut conduire.
Pour démarrer cette discussion, et définir les principales orientations de ce séminaire, il nous semble que la notion « d’espèces compagnes » opère bien plus qu’un redécoupage, voire une refonte des catégories courantes qui sont mobilisées pour classifier les espèces animales présentes dans la vie sociale des humains : les animaux « sauvages », « d’élevage », « de compagnie », « d’expérimentation » etc. Les « espèces de compagnie » peuvent être vues comme des formes particulières « naturecultures », autrement dit d’intrication et d’entrelacs de la « nature » et de la « culture ». Fondée sur un refus du partage entre les catégories de « nature » et de « culture », « l’espèce de compagnie » désigne et regroupe à la fois de multiples modalités d’association entre humains et animaux, qu’il convient de clarifier à travers différentes dimensions d’analyse : la coévolution, la cohabitation et la socialité interspécifique. Ces trois dimensions appellent selon nous à une attention particulière, car elles permettent d’interroger la pensée sociologique sur ses rapports avec la biologie et l’éthologie ; sa réflexion sur la morale ; et ses façons de définir et de reconnaître un lien social véritable. En ce sens, elle permet de clarifier comment la sociologie peut saisir la présence d’espèces animales dans la vie sociale des humains, et donc s’ouvrir plus largement à la « question animale » et pour peser dans ce débat.

3. Programmation du séminaire 2015

Le séminaire se déroulera sous la forme de séances mensuelles au cours de l’année universitaire 2015. Au cours de chaque séance, les communications des intervenants seront mises en discussion. Le séminaire suit une approche pluridisciplinaire. La plupart des intervenants choisis développent des approches scientifiques des relations entre humains et animaux qui se situent à la frontière entre sciences sociales (sociologie, anthropologie, philosophie) et sciences de la vie (biologie, éthologie).

Programme

- 12 Janvier 2015 : Introduction à la catégorie "animal de compagnie"
Intervenants : J.P. Digard (Anthropologue / CNRS) et J. Porcher (Sociologue / INRA)
14 h – 17 h
Lieu : Salle Chopin/Debussy - CNIEL - 42 rue de Châteaudun 75314 Paris.

- 27 Février 2015 : Accompagner les humains : un travail de soin des animaux
Intervenants : J. Michalon (Sociologue / Centre Max Weber) et C. Mondémé (Linguiste / GEMASS)
14 h – 17 h
Lieu : AgroParisTech, 16 rue Claude Bernard - Paris

- 13 Mars 2015 : L’animal de travail : un animal de compagnie ?
Intervenants : E. Baratay (Historien / Université de Lyon) et N. Lainé (Anthropologue / LESC)
14 h – 17 h
Lieu : Salle Chopin/Debussy - CNIEL - 42 rue de Châteaudun 75314 Paris.

- 10 Avril 2015 : L’animal de compagnie : entre nature et culture
Intervenants : D. Guillo (Sociologue / CNRS) et M. Kreutzer (Éthologue / Université Paris 10)
14 h – 17 h
Paris. Le lieu sera précisé ultérieurement

- 22 Mai 2015 : Soins vétérinaires et « pathologies » de la compagnie
Intervenants : P. Fritsch (Sociologue) et T. Bedossa (Vétérinaire)
14 h – 17 h
Paris. Le lieu sera précisé ultérieurement.

- 19 Juin 2015 : L’agression et compagnie : une antinomie ?
Intervenants : S. Mouret (Sociologue / INRA) et Christophe Blanchard
(Sociologue/Université Paris XIII)
14 h – 17 h.
Paris. Le lieu sera précisé ultérieurement

mardi 22 avril 2014

Homme/Animal, IV : Etre avec l'animal, Lyon, 29-30 avr. 2014


COLLOQUE interdisciplinaire HOMME/ANIMAL, IV 
"Etre avec l'animal" 
Institut de Recherches Philosophiques de Lyon (IRPHIL, EA 4187) 
29 et 30 avril 2014 

Université Lyon-3 
Manufacture des tabacs 
Auditorium André Malraux 

organisation : Claudine Olivier (linguiste, IRPHIL, Lyon-3) 

comité scientifique du colloque : Eric Baratay (LAHRHA, Lyon-3), Etienne Bimbenet (IRPHIL, Lyon-3), Patrick Fargier (CRIS, Lyon-1), Raphaël Massarelli (CRIS, Lyon-1), Claudine Olivier (IRPHIL, Lyon-3) 


Colloque national dont les intervenants sont invités 

Inscriptions gratuites (nécessaires si vous souhaitez recevoir des informations sur nos activités). 

contacts : 
olivier.claudine [ chez ] wanadoo.fr 
nazare.marques [ chez ] univ-lyon3.fr 
liens site web de l'Université : rubrique Actualités 


PROGRAMME 

1er Jour : Conférence inaugurale suivie d'un dialogue 
29 avril 17h-18h45 

Ouverture du colloque par Jacques Comby, Président de l'Université 

Conférence de Jean Malaurie 
Anthropogéographe 
Centre d’Etudes Arctiques CNRS/EHESS - Fondateur et directeur de la Collection Terre Humaine 
"Être homme, c'est être Inuit, et être Inuit, c'est être en symbiose avec l'animal" 

2e Jour : Conférences et table ronde 
30 avril 9h-18h 
Accueil à partir de 8h30 

9h-9h10 Présentation du programme de la journée 

9h10-9h45 Dr. Dominique Autier-Dérian 
Vétérinaire comportementaliste et Docteur en Éthologie, Consultante et expert Bien-être animal 
"Apprendre à décrypter les émotions des animaux pour favoriser la relation homme/animal" 

9h45-10h20 Didier Tsala CeReS, Université de Limoges 
"Animalité et robotique humanoïde : principes sémiotiques des affects dans la relation d'aide" 

10h40-11h15 Marion Vicart Chercheure contractuelle CNRS 
"Chiens visiteurs-personnes âgées : une relation bonne à « panser » ?" 

11h15-11h50 Claudine Olivier IRPHIL, Université Lyon-3 
"Le cri : d'une subjectivité vocale-corporelle, animale et linguistique" 

11h50-12h25 Florian Couturier PLC, Université de Grenoble 
"Les relations entre les hommes et les animaux domestiques dans le cadre d’une théorie politique des droits des animaux (à propos de Zoopolis, de S. Donaldson et W. Kymlicka)" 

14h-14h35 Marine Grandgeorge Centre de Ressources Autisme, CHRU Brest, Hôpit. Bohars, EA 4685, Brest 
"Les animaux dans la vie des personnes avec troubles du spectre autistique : de l’animal familier à la médiation animale" 

14h35-15h40 
TABLE RONDE Education/Santé, animée par Claudine Olivier, avec : 
Dr. Dominique Autier-Dérian vétérinaire et éthologue, Animal Welfare Consulting, Lyon 
Christian Caffy expert faune sauvage éduquée, Animaux Hors Piste 
Marine Grandgeorge présidente de Licorne et Phénix
Didier Tsala sémioticien 
Marion Vicart sociologue CNRS 
Dr. Didier Vernay neurologue, DURAMA, CHU Clermont-Ferrand 

15h40-16h15 
Michèle Cros CREA, Lyon-2 
"Parler aux crocodiles parés - Images d'une complicité" 

16h30-17h05 
Julien Bondaz HiCSA-IIAC, Labex CAP 
"Le jeu des faux lions. Performer la prédation en contexte urbain sénégalais" 

17h05-17h40 Patrick Llored IRPHIL, Lyon-3 
"Comment échapper au logocentrisme en philosophie animale ? 
Derrida et la question d'une souveraineté animale" 

17h40-18h Synthèse et clôture du colloque 


Argument 
Ce colloque est la 4e manifestation scientifique interdisciplinaire que nous organisons sur le thème de la relation Homme/Animal depuis 2012 sous l'égide de l'Université Lyon-3. 
Les précédentes Journées d'Etudes (Egletons, avril/octobre 2012 ; Lyon, avril 2013) ont permis, depuis un questionnement formulé par les Sciences du langage (représenté ici dans ma contribution sur "le cri : d'une subjectivité vocale-corporelle, animale et linguistique"), d'ouvrir des échanges avec les Neurosciences et l'Ethologie de la cognition, la Sémiotique générale, l'Histoire de la relation Homme/Animal, la Psychanalyse, la Philosophie, ainsi que sur les Sciences Juridiques. 
Le présent colloque a un double objectif : 
1/ explorer l'apport de l'Anthropologie, et en particulier de l'Ethnographie - disciplines que nos précédentes rencontres Homme/Animal n'avait pas encore abordées - à la compréhension de la relation Homme/Animal, et cela par : 
* une sensibilisation aux ontologies et aux praxis émanant de sociétés isolées (sociétés africaines traditionnelles, sociétés Inuit, sociétés amérindiennes d'Amérique du Sud) et pour certaines sans écriture ; 
* une réflexion sur les jeux de fraternisation, prédation, mimage ou fusion entre l'Homme et l'animal de faune sauvage en interaction dans un même environnement. 
Cette connexion avec l'Anthropologie fait écho à celle que nous avions construite lors du colloque "A la recherche de l'Homme vivant" (septembre 2011), autour de l'oeuvre de Marcel Jousse, dont Marcel Mauss a été un des inspirateurs. 
Cette même discipline connexe aux nôtres (les Sciences du langage, la Philosophie, l'Histoire de la relation Homme/Animal), laquelle, à la lumière des sociétés sans écriture, a conféré au corps et à l'oralité des lettres de noblesse, enrichit aujourd'hui notre réflexion sur l'animal et sur la frontière Homme/Animal. 
2/ profiter des avancées des recherches de terrain menées par ailleurs par des praticiens en France, dans le domaine de la Santé, sur la médiation animale et la relation d'aide assistée par l'animal, et par comparaison avec le robot (voir la conférence de Didier Tsala, sémioticien, CeReS). 
Le dialogue collaboratif engagé avec toutes ces disciplines s'inscrit dans une démarche de projet et de réseau sur le long terme : travailler avec des équipes de terrain autour des praxis reliant l'Homme et l'Animal, notamment l'animal éduqué pour exercer un métier avec l'Homme, et aussi autour des liens structurels (biologiques, biomécaniques, sensorimoteurs, cognitifs) et sociétaux (interactionnels, sociaux, économiques et éthiques, environnementaux) entre Homme et Animal. 
Il bénéficie du soutien de la Région Rhône-Alpes dans le cadre d'un programme d'animation scientifique (2013-2015) dont j'ai la responsabilité et qui a pour titre : "Voix-Corps-Langage, bien-être Homme/Animal, médiation et apprentissage". 
Il est en lien avec un projet de création d'une station de recherches et formations dédiées à la relation Homme/Animal, qui devrait voir le jour en 2016 en Région Rhône-Alpes. 

Le colloque s'honore de la participation d'un grand conférencier invité : Jean Malaurie, anthropologue, géomorphologue, cartographe, anthropogéographe, fondateur de la Collection Terre Humaine, et grand défenseur de l'interdisciplinarité… 

lundi 31 mars 2014

Pourquoi aimons-nous les animaux ?

Un dossier spécial dans la revue "philosophie magazine" que vous pouvez retrouver en ligne ici

On peut y lire : "Nos liens aux animaux, d’attachement et de fascination mêlés, sont immémoriaux. Ils n’en ont pas moins changé ces dernières décennies. À mesure que se développe le mode de vie urbain, nous perdons le contact avec la nature. Et pourtant, nous admettons que la frontière entre l’homme et l’animal est très fine, voire inexistante. C’est l’un des paradoxes de l’époque : les élevages industriels les plus effrayants côtoient le surgissement d’une nouvelle culture de l’empathie."

Bonne lecture !

lundi 3 mars 2014

Une spéciale Relation Homme-Animal dans le magazine TV "Philosophie"

Animal - Étienne Bimbenet est l'invité de Raphaël Enthoven dans "Philosophie"

Qu'est-ce qui nous distingue de l'animal ? Cette éventuelle différence nous autorise-t-elle à le domestiquer, à l'exploiter ou à l'exterminer ? Comment l'amour ou l'amitié, d'un côté, l'indifférence, de l'autre, peuvent-ils se côtoyer dans la relation homme-animal ? 

Raphaël Enthoven s'entretient à ce sujet avec Étienne Bimbenet, maître de conférences à l'université Jean Moulin Lyon 3.

Pour voir la vidéo, direction le site d'Arte ici

jeudi 24 octobre 2013

Loi. Ils veulent que les animaux ne soient plus des meubles !

Aujourd'hui, dans Ouest France...

Luc Ferry, Erik Orsenna et Hubert Reeves (entre autres) ont signé une pétition émise par la fondation 30 Millions d’amis. Celle-ci réclame un nouveau statut juridique pour les animaux.
Une vingtaine d’intellectuels, philosophes, écrivains, historiens et scientifiques français réclament, dans un manifeste rendu public jeudi sur le site de la Fondation 30 Millions d’Amis, un changement du statut des animaux dans le code civil. Parmi les 24 signataires, figurent les philosophes Michel Onfray et Luc Ferry, l’écrivain Erik Orsenna, de l’Académie française, l’astrophysicien Hubert Reeves, président de Humanité et Biodiversité, et Matthieu Ricard, moine bouddhiste et docteur en génétique cellulaire.
 Reconnaître « sa nature d’être sensible »
Le Code civil, dans son article 528, considère les animaux comme des biens meubles. Le texte du manifeste revendique « une évolution du régime juridique de l’animal dans le code civil reconnaissant sa nature d’être sensible ». Les signataires demandent « que les animaux bénéficient d’un régime juridique conforme à leur nature d’êtres vivants et sensibles […] et qu’une catégorie propre leur soit aménagée dans le code civil entre les personnes et les biens »« Ce texte est publié sous l’égide de la Fondation car c’est un sujet fort sur lequel on a déjà pris position à plusieurs reprises », a expliqué Jean-François Legueulle, délégué général de la Fondation 30 Millions d’Amis.
 « Entre les personnes et les biens »
« Il faut que le code civil évolue et que soit créée une catégorie propre aux animaux, entre les personnes et les biens », a-t-il ajouté. Cette proposition a reçu le soutien de près de 250 000 Français, signataires d’une pétition lancée il y a un an et toujours active.

Lire le manifeste

lundi 1 juillet 2013

Pour le chien, bailler c'est expulser le stress

En savoir plus: Maxisciences
Copyright © Gentside Découvertes

Comme chez les primates, le bâillement serait pour les chiens un procédé communicatif plus que l'expression d'une fatigue exagérée, comme on pourrait le croire. En effet, bon nombre de canidés bâilleraient afin d'expulser le stress ou en signe d'apaisement vis-à-vis de leur maître. 

A tous les maîtres de chiens qui ont parfois eu la sensation que leur cher animal se moquait d'eux en bâillant, lorsque celui-ci se faisaient gronder, sachez qu'il n'en est rien. En effet, le bâillement serait chez le chien un moyen de pacification et d'exutoire pour le stress. Une récente étude d'Alicia Phillips Buttner (psychologue à l'université du Nebraska aux Etats-Unis), publiée dans Animal Cognition s'est proposé d'étudier le phénomène. 

Question : les chiens bâillent-ils par mimétisme par rapport à leur maître ou d'autres interprétations entrent-elles en ligne de compte ? "Nous avons cherché à savoir si certains chiens perçoivent simplement mieux les signaux sociaux émis par les humains ou s'ils diffèrent sur le plan physiologique, par un niveau de stress plus important, qui les rend plus susceptibles d'attraper nos bâillements" explique t-elle. Pour y répondre, l'étude a porté sur une soixantaine de chiens issus d'un refuge et âgés de six mois à six ans. 

Des chiens peu empathiques 

Ces canidés étaient déjà sujets aux bâillements de manière plus que régulière. Au cours de l'expérience, un homme a baillé de nombreuses fois devant eux, naturellement et de manière factice (mimant la contraction des muscles et se contentant d'ouvrir la bouche). Les chercheurs ont alors observé la réaction des chiens. Parallèlement, les animaux ont également fait l'objet de prélèvement de salive afin d'étudier le taux de cortisol une hormone indice du stress. Les chercheurs ont alors constaté que seuls 12 chiens sur les 60 se sont mis à bâiller lorsque l'homme bâillait vraiment et non lorsqu'il faisait semblant. Et la majorité des chiens ont bâillé indifféremment dans les deux situations. Ceci indique que les chiens ne seraient pas plus sensibles aux signaux sociaux. En revanche, les chercheurs ont constaté que, systématiquement le taux de cortisol s'est trouvé élevé pour les "vrais" bâillements des chiens. 

Un phénomène à la signification variée 

D'après les chercheurs, ce résultat contredit la thèse de l'empathie dans le bâillement, commune aux humains. En effet, il est connu que chez l'homme, le bâillement "contagieux" est le résultat d'une attitude empathique. Ce phénomène résulte d'une contraction des muscles du visage ainsi que du diaphragme et entraîne une inhalation d'air. Il est commun à tous les vertébrés et les mammifères (sauf la girafe). Il est utile dans la stimulation de la vigilance et augmente la clairance (substance) dans le liquide céphalo-rachidien. Mais il est aujourd'hui avéré que les individus bâilleront davantage en observant un parent ou un ami bâiller, puis par la suite un étranger. Chez les singes, le bâillement est le résultat d'un procédé de communication par lequel ceux-ci essaient de se faire comprendre. C'est ici que le chien les rejoint. Le bâillement chez le canidé ne serait pas le fait d'une synchronisation avec notre comportement mais davantage d'une manière d'expulser le stress, comme pour réguler une situation dérangeante. Il tenterait ainsi de faire retomber la pression, le regard direct d'un maître étant source de stress chez l'animal. Il apparaît alors que le bâillement soit pour lui la pacification d'une situation, un moyen d'éviter le conflit, envoyant de ce fait des signaux corporels d'apaisement. 

Copyright © Gentside Découvertes

lundi 15 avril 2013

Carnets de géographes n°5 : "Où sont les animaux ? Vers une géographie humanimale"

Le cinquième numéro des Carnets coordonné par Jean Estebanez, Emmanuel Gouabault et Jérôme Michalon est consacré à la géographie humanimale. En vous souhaitant bonne lecture ! 


CARNETS DE DEBATS 

Jean Estebanez, Emmanuel Gouabault et Jérôme Michalon 
"Où sont les animaux? Vers une géographie humanimale" 

Entretien avec Nathalie Blanc 
L’animal : entre urbanité, esthétique, et politique 

Entretien avec Dominique Lestel 
Penser les communautés hybrides 

Entretien avec Nicole Mathieu 
"Fai(re) vibrer l'humain en nous" 

CARNETS DE RECHERCHES

Christophe Baticle 
La corporéité cynégétique Une démarche territoriale entre symbolique locale et spatialité animale 

Stéphanie Chanvallon 
Les relations humains/animaux De l’espace protégé à l’espace partagé, une géographie physique et sensible 

Bénédicte de Villers 
La peur chronique des chiens chez les enfants Une question d’empiétement de l’espace personnel ? 

Connie Johnston 
Entanled in Language The Linguistic Terrain of Human-Animal Relations 

Clotilde Luquiau 
Les animaux sauvages au village Entre sources de conflits et attractions touristiques (Bornéo, Sabah, Malaysia) 

Guillaume Marchand 
Les conflits hommes/animaux sauvages sous le regard de la géographie Cadre territorial, perceptions et dimension spatiale 

Bastien Picard 
Le protocole du jabiru Agentivités animales et animalières au zoo de barcelone 

CARNETS DE TERRAIN 

Jean Estebanez 
Penser avec le corps : comment une panthère a transformé ma thèse 

Jérôme Michalon 
Pour qu'ici soit ailleurs. Des animaux dans les murs d’une institution de soin. 

CARNETS DE LECTURES

Emmanuel Gouabault 
« Aux frontières de l’animal. Mise en scène et réflexivité. » Edité par Annick Dubied, David Gerber et Juliet J. Fall. Travaux de Sciences Sociales (TSS 218), Librairie Droz, 2012.

lundi 1 avril 2013

En maison de retraite, les résidents préfèrent la compagnie des chiens à celle des hommes

Lu sur le site internet Senior Actu, et en lien direct

Une nouvelle étude américaine, réalisée par l’Université de Saint Louis (Missouri), semble confirmer que le chien reste le meilleur ami de l’homme, puisque les personnes âgées préfèrent passer un moment avec l’un de ces compagnons à quatre pattes plutôt qu’avec un autre être humain. 

« Ces résultats sont étonnants » indique William Banks professeur de gériatrie à l’école de médecine de l’Université de Saint-Louis et responsable de cette étude qui paraîtra dans l’édition du mois de mars de la revue spécialisée Anthrozoos. Et d’ajouter que « nous pensions que la présence de l’animal allait améliorer le lien social et favoriser les contacts entre les résidents, mais cela n’a pas été le cas ». En fait, les personnes âgées participant à cette expérience, ont préféré passer du temps seules à seules avec un chien plutôt qu’en compagnie d’autres résidents et un animal. Ainsi, une quarantaine d’individus âgés vivant en établissement, tous sujets à l’isolement et à la solitude, ont été divisés en deux groupes. Chaque semaine, les deux équipes étaient en contact pendant une demi-heure avec un chien. La première passait son temps seule à seule avec l’animal et la seconde comprenait deux ou trois résidents et un chien. Si les deux groupes ont connu une baisse de leur sentiment d’isolement au bout de cinq à six semaines, les binômes résident/chien se sont sentis nettement mieux que les groupes résidents/chien. Finalement, selon ce docteur américain, les animaux parviennent à réduire la solitude des résidents par le simple fait de leur présence et non parce qu’ils interviennent comme lien social. Et de préciser que « l’étude a montré que les personnes âgées les plus seules étaient celles qui profitaient le mieux de la visite de l’animal ». 

Pour en savoir plus sur les seniors et les chiens, lire aussi : 

dimanche 20 janvier 2013

30 millions d'amis

Pour bien commencer l'année, 30 millions d'amis (le magazine papier) propose un dossier spécial sur "Et si le bonheur, c'était...tout partager avec son animal?". A cette occasion, des témoignages se mêlent au reportage de la journaliste G. Hamp. J'ai eu l'occasion d'y participer en répondant à 3 questions...

L'article se termine sur les 10 bonnes raisons de partager des activités avec votre animal... Je ne résiste pas à vous les citer, vous donnant peut être envie, ainsi, de vous plonger dans le dossier en complet :
  • Je me bouge
  • Je me socialise
  • Je reçois et donne de l'amour
  • Je me soigne
  • Je responsabilise mon enfant et l'aide dans son développement
  • Je lutte contre les allergies
  • Je suis zen
  • J'ai confiance en moi
  • Je suis performant
  • Je suis heureux


vendredi 25 mai 2012

L’animal pour les personnes ayant eu une enfance négligée


Etre négligé pendant son enfance est une situation qui a des graves impacts négatifs sur de nombreux points, et qui peuvent avoir des conséquences à l’âge adulte. En tant que potentielle source de soutien pour les enfants et les adultes, les animaux de compagnie peuvent, à la fois, donner et recevoir de l'affection, et donc peuvent être des sources d’un attachement secure pour les personnes ayant grandi dans des environnements délétères. Contrairement aux animaux vivants, les peluches de forme animale peuvent uniquement recevoir de l’affection. Elles peuvent être utiles en tant qu'objets transitionnels, en particulier pour les personnes qui ont été négligées durant dans l'enfance et qui vivent en dehors de leur domicile.

L’étude menée par Barlow et al (2012) et publiée dans Anthrozoos s’est intéressée aux relations entre la négligence durant l’enfance, l’attachement aux animaux de compagnie et l’attachement aux peluches de forme animale. Les 457 participants sont issus d’un premier cycle universitaire et ont répondu à un questionnaire en ligne.

La première hypothèse proposée par les auteurs serait que la négligence durant l’enfance soit positivement liée à l'attachement aux animaux de compagnie. Cette supposition n’a été vérifiée que chez les femmes de l’échantillon (il n’y a pas d’effet significatif pour les hommes ici). Les femmes ayant eu une enfance négligée ont rapportées être plus attachées à des animaux de compagnie celles ayant eu une enfance sans problème.

La deuxième hypothèse proposée par les auteurs serait que la négligence durant l’enfance soit positivement liée à l'attachement aux peluches de forme animale. La présente étude n’a pas confirmé cette supposition.

La troisième hypothèse proposée par les auteurs serait que les femmes seraient plus attachées que les hommes aux animaux de compagnie et aux peluches de forme animale. La présente étude a confirmé cette supposition.

L'attachement à des animaux de compagnie et l'attachement à des animaux en peluche sont reliés : plus l’attachement à l’un est fort, plus l’attachement à l’autre l’est aussi.

Les auteurs proposent dans leur papier une discussion autour de l’aide potentielle en thérapie que peuvent représenter les animaux, dans leur forme vivante ou en peluche, pour les personnes ayant souffert d’une enfance négligée.


Selon Barlow, M. Rose; Hutchinson, Cory Anne; Newton, Kelsy; Grover, Tess; Ward, Lindsey (2012) Childhood Neglect, Attachment to Companion Animals, and Stuffed Animals as Attachment Objects in Women and Men. Anthrozoos, Volume 25, Number 1, pp. 111-119.

mardi 10 avril 2012

L’expérience de domestication du renard bat de l’aile

Article paru sur le site Internet de Maxisciences* :

Le généticien russe Dimitri K. Belyaev a consacré 50 ans de sa vie à son projet de domestication du renard. Toutefois, l’expérience n’a pas encore abouti et elle pourrait s’achever par manque de moyens.

Si la domestication des chiens a pris des milliers d'années, un généticien russe, Dimitri K. Belyaev, a envisagé de domestiquer des renards en l’espace d’une vie humaine seulement.

Ainsi, dans une ferme de Sibérie, 3.000 renards sont hébergés. L’expérience a débuté en 1957, avec pour sujet principal un renard d’élevage, le Vulpes vulpes, un lointain cousin du chien.
Si, il y a tout juste un an, un article du National Geographic parlait de cette expérience comme quasiment aboutie, en réalité nous ne savons toujours pas si le but original fixé par le fondateur du projet a été atteint : faire obéir les renards aux ordres des humains comme le font les chiens.

Les renards répondent aux ordres classiques

Belyaev a disparu en 1985 et a laissé les rênes du projet à Ludmila Trut, aujourd'hui âgée de 70 ans. La bio-généticienne a poursuivi l’étude en scannant les génomes de "renards argentés domestiqués" en espérant trouver les "gènes-clés de la domestication", indiquait l’article. Mais l’expérience n’est toujours pas achevée, aucune preuve ne permettant de définir si, oui ou non, les renards peuvent être éduqués et dépasser leurs instincts

D’autant que pour Belyaev, l'expérience n'aurait jamais été achevée "tant que l'obéissance, la bienveillance et la capacité de transmettre ces qualités à la génération suivante n'avaient pas été démontrées sur toute une population de renards", rapporte Slate. Avec un manque de financement flagrant, Ludmilla Trut devra pourtant se résigner à abandonner ce projet qui a pris soin de 51 générations de renards.

Pourtant, l’expérience, bien que non aboutie, approchait du but. Aujourd'hui, la ferme expérimentale abrite une population stable de renards génétiquement apprivoisés. Ceux-ci répondent presque aussi bien que les chiens aux signaux de la main, ce qui signifie qu'ils sont habitués à une interaction avec les humains. Toutefois aucune étude ne permet de tester la capacité d’un renard à répondre à des signaux d'obéissance classique tels que "au pied", "assis", "couché", "pas bouger", etc.



Les renards doivent être vendus à des fermes à fourrure

Finalement, si les renardeaux sont élevés comme des chiots et qu'ils réussissent des tests d’apprentissage, les scientifiques devront encore trouver tous les gènes liés à la domestication, présents dans leur génome. Pourtant avec le manque de subventions académiques, les renards de la ferme doivent aujourd’hui être vendus via SibFox Inc., une entreprise privée basée à Las Vegas.

Cette société américaine promet un renard apprivoisé de 4 mois pour environ 5.300 euros. L’animal est "livré chez vous en 90 jours" ! Étant donné que la période pendant laquelle les renards forment leurs liens primaires (la fenêtre de socialisation) se ferme environ 60 jours après leur naissance, pas étonnant que le distributeur conseille de mettre les renards dans des cages renforcées pour leur éviter de creuser et de s'enfuir. Car c'est ce que les animaux essaieront de faire…

Concrètement les acheteurs de renards domestiques ne se bousculent pas au portillon, et chaque année, Ludmilla Trut et son équipe doivent soit en vendre des centaines aux fermes à fourrure, soit en piquer tout autant, car ils ne peuvent même plus payer les frais d'entretien basiques. La bio-généticienne essaye pourtant de préserver l'intégrité de la lignée génétique, au cas où des subventions réapparaitraient et où un programme de socialisation et de dressage rigoureux voyait le jour.

Maxisciences est un site d'actualité scientifique et environnementale mis à jour quotidiennement par une équipe de journalistes scientifiques spécialisés.


Pour aller plus loin, voir cet article en anglais en ligne

samedi 10 mars 2012

Vivre avec un animal durant la grossesse pourrait diminuer le risque d'allergie du bébé

Article paru sur le site Internet de Maxisciences* :

Selon une récente étude américaine, les femmes qui se trouveraient en contact avec un animal domestique durant leur grossesse auraient moins de chance d'accoucher d'un enfant souffrant d'allergies ou d'asthme.

Alors que de plus en plus de personnes souffrent d'allergies à divers composés, l'origine de ces réactions anormales et excessives du système immunitaire n'est pas toujours bien élucidée. Aujourd'hui, les chercheurs poursuivent donc leurs travaux pour tenter de mieux comprendre ce mécanisme organique voire de trouver des facteurs qui pourraient éventuellement le favoriser. Une équipe du Henry Ford Hospital de Detroit aux Etats-Unis a ainsi découvert que les femmes enceintes exposées à des animaux domestiques présentaient à l'inverse un risque réduit d'accoucher d'un enfant souffrant d'allergies.

Pour arriver à une telle conclusion, les chercheurs ont suivi de la naissance à l'âge de deux ans le taux d'anticorps IgE des bébés, des molécules associées au développement de l'allergie et de l'asthme. Ils ont ainsi constaté que les enfants dont la mère avait été exposée durant la grossesse présentaient des niveaux en moyenne 28% moins élevés que chez les autres non exposés. Les taux étaient encore inférieurs chez les bébés exposés et nés de manière naturelle et non par césarienne.

"Nous pensons que d'avoir une exposition diverse et large à une grande variété de microbactéries à la maison et durant le processus de naissance influence le développement du système immunitaire de l'enfant", a commenté le Dr Christine Cole Johnson, du Henry Ford's Department of Public Health Sciences et principal auteur de l'étude relayée par le Daily Mail. Celle-ci souligne également que la découverte apporte un élément de plus à "l'hypothèse de l'hygiène". Cette théorie explique qu'une sous-exposition aux bactéries environnantes (par l'intermédiaire d'une sur-hygiène et d'une utilisation excessive d'antibiotiques) pourrait entrainer l'organisme à sur-réagir à ces micro-organismes et donc provoquer de l'allergie.

Une exposition prénatale pour moins d'allergies ?

Ainsi, le docteur Johnson souligne que les bébés nés par voie naturelle seraient exposés dès leur naissance à une grande quantité de bactéries variées, boostant la protection du système immunitaire contre l'allergie. Alors que les animaux et en particulier les chats peuvent être source de réelles allergies, une exposition à travers la mère pourrait de la même manière empêcher l'organisme du futur enfant de sur-réagir à d'éventuels allergènes, commentent les chercheurs dans l'étude publiée par le Journal of Allergy and Clinical Immunology.

Toutefois, cette théorie fait l'objet d'un vif débat et d'objections de la part de scientifiques, démontrant que des travaux restent à faire pour confirmer ou non cette hypothèse.





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mardi 7 février 2012

Où sont les animaux ? Vers une géographie humanimale

Résumé
La revue en ligne Carnets de géographes lance un appel à contributions pour son cinquième numéro « Où sont les animaux ? Vers une géographie humanimale », coordonné par Jean Estebanez , Emmanuel Gouabault et Jérôme Michalon. Ce numéro spécial cherche à prendre la mesure de l’espace, comme objet social, dans les relations humains-animaux, par-delà les frontières disciplinaires. Il souhaite accueillir des contributions de géographes, mais aussi d'auteurs venus de différents horizons disciplinaires (sociologie, anthropologie, psychologie, philosophie, etc.) qui interrogent l’agentivité des animaux et sa place dans la construction spatiale de « l’humanimalité ».

Annonce
Appel à communication des Carnets de géographes : « Où sont les animaux ? Vers une géographie humanimale » (et Varia…)

« Ironically, both the pleasure of bestiality for the practitioner and the horror/humor of the shocked observer rely upon this projection of humanity onto the animal. This calls for thinking of potentially other relationships to animals in which we seek not to exploit human-animal difference but pleasure in exploring the breaking down of this boundary […] Such a queering of the boundary between human-animal may serve a valuable role in reconsidering our ethical relationship to animals, which has previously hinged upon human-animal difference and hierarchy. This ontological certainty must be undermined to establish a nonhumanist approach to animals in particular and to otherness in general. » (Brown and Rasmussen, 2010, p. 174)

Argumentaire
Si on accordera facilement que les animaux n’ont pas (encore ?) une position centrale en géographie, on remarquera cependant qu’ils n’ont jamais réellement été absents (par exemple Hartshorne, 1939 ; Newbigin, 1913 ; Prenant, 1933 ; Sorre, 1943 ; Veyret, 1951) et que le champ commence à être bien structuré et de plus en plus visible, que ce soit autour de groupes de recherche spécialisés (Animal Geography Research Network en Grande-Bretagne, Animal Geography Specialty Group aux Etats-Unis) et de figures de proue dont les travaux ont fait date (Wolch, Emel, 1998 ; Philo, Wilbert, 2000). Ce corpus contemporain, dont nous déclinons les références au fil du texte, ne s’intéresse pas aux animaux en tant que tels –et c’est ici la nouveauté– mais bien aux relations entre humains et animaux : il ne s’agit pas d’une géographie des animaux –qui pourrait être une branche de la biologie des populations–mais bien d’une géographie partagée, que nous appelons « humanimale ». Ces travaux s’insèrent dans un ensemble plus vaste de recherches en sciences humaines, avec lesquels les connections sont nombreuses, que ce soit du côté de la sociologie (Guillo, 2009 ; Latour, 1991 ; Mauz, 2005 ; Porcher, 2011 ; Sociétés, 2010), de la philosophie (Singer, 2009 [1975] ; Haraway, 2008) ou de l’anthropologie (Descola, 2005).

Agentivité
Les animaux ont pendant longtemps été considérés dans le cadre de pratiques et de représentations sociales comme des révélateurs symboliques ou comme des indicateurs statistiques. En géographie, on les pense comme des variables localisables et quantifiables, des indicateurs de biodiversité, des vecteurs de requalification des espaces (classements en zone de protection), des objets de conflits avant tout humains, des symboles du pouvoir ou des images de la société et de sa façon de penser. Sans qu’il ne soit jamais question d’eux, ni des relations qui les unissent aux humains, les animaux servent alors de miroirs dans lesquels la société se reflète.

L’agentivité (la capacité à prendre des décisions de manière autonome) est venue aux animaux à la fois par des études anthropologiques et sociologiques déconstruisant les dichotomies qui servent à séparer le monde des humains et des animaux et proposant de nouvelles façons de penser les collectifs vivants (Descola, 2005 ; Latour, 1991 ; Haraway, 2008), par des travaux en éthologie proposant une approche du terrain et des animaux radicalement nouvelle, en privilégiant le temps long et les méthodes classiquement réservées à l’ethnographie (Goodall, 1986). Enfin, hors des mondes académiques, la multiplication des animaux familiers et l’engouement autour de certains mammifères charismatiques, comme le dauphin, contribuent à modifier les relations entre humains et animaux. Si les grands singes sont les premiers à en bénéficier, Despret (2002) montre combien le spectre s’élargit avec les recherches et les chances qu’on donne aux animaux d’exprimer leurs potentialités : chiens, vaches, corbeaux voire moutons ne sont plus les mêmes aujourd’hui du fait des dispositifs scientifiques à travers lesquels ils ont été étudiés. La chasse devient une négociation avec les animaux et notre monde se peuple d’êtres signifiants, pigeons et chats qu’on voit tous les jours, moustiques qui nous empêchent de dormir ou ours blanc côtoyé au zoo.

En sortant du symbolique, ou pour le moins en le relisant à l’aune de l’agentivité, nous reconsidérons les interprétations concernant l’intérêt porté par les humains aux animaux (et inversement sans doute). Les animaux familiers ne sont plus le signe des dérives sentimentalistes et anthropomorphes de leurs propriétaires, comme le laissent entendre des interprétations psychanalysantes (Yonnet, 1983 ; Digard, 1999), soulignant les manques affectifs que l’animal vient combler, par exemple parce que ces maîtres n’ont pas eu d’enfants. Une autre interprétation de l’attachement de ces humains et de ces animaux serait alors que la reconnaissance de l’agentivité est précisément ce qui motive les maîtres.

La juste place
Où sont les animaux ? Où leur est-il permis d’aller ? Où sont-ils vécus comme une gêne voire une menace ? Si l’espace ne crée pas les qualificatifs attribués aux animaux (ce lion est-il sauvage parce qu’il vient d’Afrique ? de la savane ?), l’attribution des places a beaucoup à voir avec la façon dont nous envisageons nos relations avec eux (les chiens sont interdits au supermarché sauf s’il s’agit de guides d’aveugles). En étudiant les discours des habitants du Parc de la Vanoise, Isabelle Mauz (2005) a bien montré que, pour les humains, les animaux devaient avoir une place. Une « juste » place, qui pouvait certes évoluer, mais dont la définition devait être stabilisée à un moment ou à un autre pour que la cohabitation puisse se faire. Si les animaux doivent être à leur place, on s’imagine bien quels types de réactions ils suscitent quand ce n’est pas le cas. Dans ce cadre, les conflits entre humains et animaux non-humains seraient liés à la transgression de ces limites : que fait ce rat sur le quai du métro ? Cette blatte dans mon salon ? Ce loup dans mon alpage ? Le discours sur la séparation humain-animal et l’exclusion progressive d’une grande partie d’entre eux de la ville (Philo, Wilbert, 2000 ; Vialles, 1995) est ainsi largement développé. En étant sensible à la question de l’agentivité, on pourrait le développer ou le complexifier en se demandant par exemple si les animaux sont des minorités comme les autres ? Sont-ils soumis au même type de discriminations spatiales ?

On peut au contraire défendre l’idée que la mise à l’écart des animaux n’est pas ce qui caractérise le mieux la relation qui nous lie à eux puisqu’elle nous renvoie à la séparation et au détachement. Si, ce qui fait leur intérêt pour nous est bien leur statut d’autres signifiants, c’est alors sans doute la continuité qui compte (Porcher, 2011). Cette continuité étant du domaine du sensible, elle tend à passer à travers une série de dispositifs spatiaux qui permettent de négocier une juste distance entre les acteurs (Espace et Société, 2002 ; Estebanez, 2011). Le zoo n’est pas fait pour séparer mais au contraire pour permettre une rencontre qui n’est possible, dans les mêmes conditions, nulle part ailleurs : c’est un instrument de médiatisation. De la même manière, les laisses et les muselières, les parcs, les friches urbaines transformées en corridors écologiques et aménagés d’observatoires sont autant de dispositifs qui nous permettent concrètement et symboliquement d’être en relation, à travers une négociation constante des usages et des normes. Cette relation peut aller jusqu’à la sexualité (zoophilie), dans laquelle la distance semble disparaitre totalement, et qui reste ainsi une sorte de dernier tabou des relations anthropozoologiques (Brown et Rasmussen, 2010).

Cette question de la « juste place » des animaux est donc bien marquée par une profonde ambivalence, dans une négociation qui joue sur la séparation et la continuité (Arlucke et Sanders,1996).

Ce numéro spécial des Carnets de géographes cherche à prendre la mesure de l’espace, comme objet social, dans les relations humains-animaux, par-delà les frontières disciplinaires. Ce numéro souhaite en effet accueillir des contributions de géographes, mais aussi d'auteurs venus de différents horizons disciplinaires (sociologie, anthropologie, psychologie, philosophie, etc.) qui interrogent l’agentivité des animaux et sa place dans la construction spatiale de « l’humanimalité ».

Modalités et types de propositions de contributions
Les textes, écrits en français ou en anglais, peuvent être proposés dans plusieurs rubriques de la Revue :

Dans la rubrique Carnets de recherches : des articles de 30.000 à 50.000 signes questionnant les cadres usuels de la géographie humaine. L’exemple des relations aux animaux pouvant être vu comme un révélateur des limites de ces cadres.
Si les animaux sont bien des autres signifiants pour nous, au contact desquels nous forgeons une partie de ce que nous sommes, on peut se demander ce qu’est une géographie humaine dont ils seraient exclus. En somme, n’est-il pas possible de relire les objets les plus classiques (le paysage, la ville (Blanc, 2000)) et ceux qui sont moins travaillés (l’espace domestique, le genre (Brown et Rasmussen, 2010)) à l’aune de nos relations avec ces agents non humains ? Les catégories usuelles dont nous nous servons (nature/culture ; humain/animal…) sont souvent fondées sur des a priori qui deviennent manifestes une fois interrogés par l’enquête.
D’autre part, les contributions théoriques attendues pourront aussi aborder les relations anthropozoologiques et les dispositifs spatiaux. Les relations anthropozoologiques, comme tout échange, sont fondées sur des négociations entre acteurs. L’hypothèse que nous avançons est que ces négociations existent quelque part et que le contexte dans lequel elles se produisent à un rôle à jouer. On propose d’analyser des dispositifs spatiaux, afin de rendre compte de la façon dont les relations sont rendues possibles et mises en œuvre. En suivant le vocabulaire de Latour (1991), on peut avancer l’idée que ces dispositifs spatiaux obéissent à la double fonction de purification ontologique et catégorielle : par le biais d’agencements spatiaux spécifiques, les animaux sont rendus radicalement différents des humains. Tout autant, ces agencements produisent des hybrides et les font proliférer de telle façon qu’ils perturbent les grandes catégories par lesquelles le naturalisme fonctionne (Descola, 2005).

Dans la rubrique Carnets de terrain des articles de 10.000 à 15.000 signes, revenant sur les approches et les méthodes développées pour travailler sur l’agentivité des animaux.
Les travaux en géographie et en sociologie concernant les relations aux animaux, ont souvent donné la part belle aux approches symboliques : lorsque les humains parlent des animaux, ils ne parlent que d’eux-mêmes (Dalla-Bernardina, 2006), ou bien ils sont les « signes » de quelque chose qui concerne avant tout les humains. Que les animaux soient signifiants pour les humains ne doit pas empêcher de penser que les animaux peuvent avoir une agentivité qui leur serait propre. Prendre au sérieux l’agentivité des animaux implique ainsi de mettre en œuvre des méthodes de travail originales en suivant, autant que possible, leur point de vue (Despret, 2002 ; Piette, 2009 ; Vicart, 2010). Essayer de rendre compte de leurs spécificités et de la façon dont se nouent leurs relations avec les humains demande d’avoir un rapport au terrain renouvelé, privilégiant le temps long et l’instauration d’une relation de confiance, à la manière des travaux menés en anthropologie. Travailler avec les animaux aujourd’hui implique également de légitimer tout un savoir vernaculaire (celui du propriétaire de chien, du chasseur, du soigneur, de l’assistant de recherche), pendant longtemps discrédité comme anthropomorphique et donc non pertinent. On pourra ainsi se demander en quoi ce savoir contextuel sur les animaux change la façon dont nous pensons le territoire que nous partageons avec eux ?

Dans la rubrique Carnets de lectures Des comptes-rendus de travaux fondateurs ou pionniers sur la question de l’animalité (articles de 10.000 à 15.000 signes). Il peut s’agir à la fois d’ouvrages géographiques, mais aussi d’autres sciences sociales ou même d’œuvres littéraires ou cinématographiques. Cette rubrique vise notamment à mieux faire connaître certains ouvrages anglo-saxons consacrés aux animaux et à leur place.

Par ailleurs, ce numéro pourra comporter, dans chacune des rubriques, un certain nombre d’articles dans la ligne éditoriale de la revue hors du thème de cet appel à contribution.

Les coordinateurs du numéro
•Jean Estebanez (ENS, Département de géographie)
•Emmanuel Gouabault (HESSO, Genève)
•Jérôme Michalon (Université Jean Monnet,Saint-Etienne, Département de sociologie)
Informations pratiques
Les articles, accompagnés d’une présentation succincte de l’auteur (mentionnant l’institution de rattachement, le statut) doivent être envoyés à l’adresse suivante: lescarnetsdegéographes@gmail.com

avant le 30 avril 2012
La publication du numéro est prévue en octobre 2012.

Les articles seront relus par deux évaluateurs anonymes, qui sont membres des comités des Carnets de géographes ou extérieurs (http://www.carnetsdegeographes.org/qui_sommes_nous.php). Les articles doivent respecter les formats de la revue, consultables à l’adresse suivante: http://www.carnetsdegeographes.org/soumettre_article.php

BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE
•Arluke A. et Sanders C. R. (1996), Regarding Animals, Philadelphia, Temple University Press.
•Blanc N. (2000), Les animaux et la ville, Paris, Odile Jacob, 233p.
•Brown M., Rasmussen C. (2010), « Bestiality and the queering of the human animal », Environment and Planning D, 28, pp.158-177.
•Davies J. L. (1961) « Aim and method in zöogeography », Geographical Review, 51, pp. 412-417.
•Dalla Bernardina S. (2006), L’éloquence des bêtes. Quand l'homme parle des animaux, Paris, Métailié.
•Descola P. (2005), Par-delà nature et culture, Paris, Gallimard.
•Despret V. (2002), Quand le loup habitera avec l’agneau, Paris, Les empêcheurs de tourner en rond, 284p.
•Digard J.-P. (1999), Les français et leurs animaux. Ethnologie d'un phénomène de société, Paris, Hachette Littératures, 281p.
•Espace et Société (2002), 110/111.
•Estebanez J. (2011) « Le zoo comme théâtre du vivant : un dispositif spatial en action », Carnets du paysage, 21, pp.170-185.
•Goodall J. (1986), The Chimpanzees of Gombe : Patterns of behaviour, Cambridge, Harvard University Press, 674p.
•Guillo D. (2009), Des chiens et des humains, Paris, Le Pommier.
•Haraway D. (2008), When species meet, Minneapolis, University of Minnesota Press, 426p.
•Hartshorne R. (1939), The Nature of Geography, Lancaster, AAG.
•Latour B. (1991), Nous n’avons jamais été modernes, Paris, La Découverte, 210p.
•Mauz I. (2005), Gens, cornes et crocs, Paris, Inra, 255p.
•Newbigin M. (1913), Animal geography, the faunas of the natural regions of the Globe, Oxford, Clarendon Press, 290p.
•Porcher J. (2011), Vivre avec les animaux, Paris, La découverte, 162p.
•Prenant A. (1933), Géographie des animaux, Paris, Colin, 199p.
•Philo C., Wilbert C. (2000), Animal spaces, beastly places, New York/London, Routledge, 311p.
•Piette A. (2009), Anthropologie existentiale, Paris, Pétra, 185p.
•Singer P. (2009), Animal liberation, New York, Harper, 368p.
•Sociétés (2010), 108 : « Les relations anthropozoologiques ou l’animal conjugué au présent des sciences sociales ».
•Sorre M. (1943), Fondements biologiques de la géographie humaine. Essai d’une écologie de l’homme, Paris, Colin, 440p.
•Vialles N. (1995), Le sang et la chair, Paris, MSH
•Vicart M. (2010), « Où est le chien ? à la découverte de la phénoménographie équitable », Sociétés, 108, pp. 89-98.
•Veyret P. (1951), Géographie de l’élevage, Paris, Gallimard, 255p.
•Wolch J., Emel J. (1998), Animal Geographies, London/New York, Verso, 240p.
•Yonnet P. (1983), « L'homme aux chats. Zoophilie et déshumanisation », Le Débat, 27, pp. 111-126.