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mardi 1 septembre 2015

Des nouvelles...

A mes lecteurs, réguliers ou non,

Ce jour est particulier pour plusieurs raisons, mais ne citons ici que la raison professionnelle. 

Après 9 années passées à travailler sur plusieurs contrats, à enseigner, à mener des recherches notamment sur les relations Homme-Animal de compagnie, aujourd'hui, je commence une nouvelle vie, dans la continuité de celle d'avant mais avec une plus grande visibilité. J'ai la grande chance de rejoindre le laboratoire d'Ethologie Animale et Humaine à Rennes en tant que maître de conférences en éthologie, afin de mener des projets autour de la médiation animale et la compréhension de son impact sur l'homme et l'animal.

C'est donc une femme heureuse qui va délaisser ici ce blog peu à peu pour me concentrer encore plus sur mon travail. Mais je publierai de temps à autre des nouvelles, de façon plus sporadique... mais pour autant, je continue...

A bientôt, amicalement

Marine

samedi 3 janvier 2015

Mon chat est-il une personne ?

L'émission de France 5 "c'est dans l'air" a consacré sa première émission de l'année aux animaux et à leur bien-être. Vous pouvez revoir l'émission ici  

En résumé


C’est désormais gravé dans la loi : les animaux sont des "êtres vivants doués de sensibilité". Jusqu’ici le Code civil les considérait comme des "biens meubles". Un dispositif à portée essentiellement symbolique qui correspond à l’évolution du regard que nous portons sur les animaux. Publications de pétitions et d’ouvrages d'intellectuels sur le sujet, émissions télévisées, avancées dans le droit... L'année 2014 a été une année particulièrement riche sur le plan du bien-être animal.
Les crises alimentaires, de la vache folle au scandale des lasagnes au cheval, ont semble-t-il rendu les consommateurs de plus en plus attentifs à ces questions. Mais le mouvement en cours va plus loin. Les réseaux sociaux se sont enflammés quand une présentatrice a posé avec un lion mort en Afrique du Sud. La campagne de l’association L214 sur les poussins en couvoir a largement dépassé le cercle des militants traditionnels de la cause animale. Et le temps où l’on taxait systématiquement les défenseurs des animaux de sensiblerie semble désormais bien lointain.
Le sort que l’on réserve aux animaux sauvages et d’élevage est d’autant plus paradoxal que l’on n’a jamais autant pris soin de nos animaux de compagnie. Bar à chat, spa … Ce business florissant nous fait aussi réfléchir sur notre modèle d’hyper-consommation. Les animaux ont-ils besoin des mêmes plaisirs que nous pour être heureux ? Sont-ils des personnes comme les autres ?
De nombreuses recherches scientifiques montrent à quel point l’homme a sous-estimé les capacités cognitives du monde animal. L’occasion de s’interroger sur les traitements infligés aux animaux domestiques et à ceux que nous élevons pour les manger.

samedi 13 décembre 2014

Label SFECA

Appel à candidatures

La SFECA met en place au plan national un « label SFECA» assurant qu’une personne installée en tant que comportementaliste ait acquis les pré-requis indispensables à l’exercice de son activité en France.
Cette démarche s’apparente à la certification en vigueur au Royaume-Uni qui est assurée par The Association for the Study of Animal Behaviour (ASAB). La SFECA a souhaité suivre la voie de l’ASAB afin que ces professionnels du comportement animal possèdent toutes les compétences nécessaires pour venir en aide aux propriétaires d’animaux présentant des troubles du comportement et pour offrir aux propriétaires d’animaux une possibilité de recours en cas de litige. D’autres pays européens s’engagent également dans cette démarche.

Ce label SFECA ne constitue pas un diplôme mais l’assurance que le professionnel qui se verra attribuer un tel label est un « comportementaliste » reconnu qui possède des bases théoriques et une expérience pratique en éthologie qui lui permettent d’exercer son activité de manière adaptée. Les professionnels concernés sont ceux dont l'activité concerne l'évaluation, l'activité de conseil, la médiation et/ou la prise en charge de désordres comportementaux exprimés par des animaux, dans le contexte des interactions Homme-animal ou animal-animal. Les comportementalistes labellisés s’engagent à adhérer aux principes énoncés dans la charte des comportementalistes SFECA.

Ce label SFECA est attribué pour une période de 4 ans par un comité de labellisation. Le comité réceptionne les dossiers de candidature fournis par les candidats, les évalue, est responsable du suivi des dossiers labellisés, et gère les éventuels conflits. Il a également en charge les entretiens oraux des candidats, conduits au moins lors de la première candidature de ces derniers. Le comité assure aussi l’examen du renouvellement du label.

Lors de la session 2014, deux comportementalistes ont obtenu le label.

Modalités pour l’année 2015 :
Les dossiers de candidature doivent être envoyés à la Présidente du comité Label SFECA, Odile Petit (odile.petit@iphc.cnrs.fr), pour le 2 février 2015 au plus tard.
Les candidats seront informés des dates d’audition début avril 2014 et les auditions se dérouleront à Paris en mai 2014 pour une attribution du label en juin 2014.

Vous trouverez les modalités de candidature sur le site de la Sfeca à la page : http://www.sfeca.fr/label.html
N'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.

Merci de diffuser largement cette annonce.
Odile Petit



mardi 24 juin 2014

Lancement Officiel Des Automnales 2014


Lancement officiel du programme des Automnales 2014 : "La communication : de la globalité à la singularité... Dans nos pratiques de médiation animale !"

Les 18 & 19 octobre 2014 à Tarbes

Au programme, des conférences...

"Que signifie "communiquer"? Un point de vue interdisciplinaire" par Marine Grandgeorge, éthologue, Dr en psychologie, Centre de Ressources Autisme de Bretagne, CHRU de Brest, présidente de l'association Licorne & Phénix.
"Comment l'éthologie nous aide à communiquer" par Jean-Marc Poupard, éthologue, directeur du D.U. Relation Homme-Animal à l'Université Paris Descartes.
"La médiation animale : un outil de communication au service de l'orthophonie" par Sylvie Mckandie et Isabelle Le Gal-Redon, orthophonistes, praticiennes en médiation animale.
"Je est un autre, moi non plus ! Tentatives d'éclairages du cerveau communiquant " par Didier Vernay, médecin neurologue, responsable pédagogique D.U. Relation d'Aide par la médiation animale à l'Université de Clermont Ferrand.
"L’action municipale à Tarbes : du respect de l’espace public à la médiation animale" par Catherine Château, ingénieur responsable du Service Hygiène et Santé, Municipalité de Tarbes.
"Comment l’observation nous aide à communiquer : que regarder, comment s'adapter, s'ajuster... " par Béatrice Laffitte, Dominique Lachapèle, Nicolas Massal, Vétérinaires comportementalistes, ZOOPSY Sud-ouest.

... et des ateliers!

"Sur les sentiers de la communication corporelle : une voie sans voix" : Echanges sur la communication non-verbale au cœur de la triangulation. Piloté par Danie Berthelot, psychomotricienne, médiation avec les chiens à visée rééducative, thérapeutique, tout public, accompagnée des vétérinaires comportementalistes

"Les coulisses de la pratique : ce qui ne se voit pas….!" : Echanges sur l'analyse et l'évaluation des pratiques : comment communiquer. Piloté par Françoise Cazalé, Educatrice technique spécialisée, ferme pédagogique et biologique, médiation avec les ânes, animaux de la ferme, accompagnée de Jean-Marc Poupard & Didier Vernay

"Voyons ce que l'Animal nous révèle : une ouverture à soi inattendue" : Echanges sur les bénéfices et les surprises d'une telle ouverture. Piloté par Marie Borello, ateliers de développement personnel facilité par le cheval, éducation éthologique du cheval, élevage de chevaux de mérens, accompagnée de Marine Grandgeorge, Cécile Cardon (coach professionnel individuel et d'entreprise)


Mais aussi la vie de l'association, en national et dans les groupes régionaux!

Pour en savoir plus, consulter la page internet consacrée à l’événement (programme complet, flyer et bulletin d'inscription à télécharger) :http://licorneetphenix.over-blog.com/2014/06/lancement-officiel-des-automnales-2014.html

jeudi 5 juin 2014

Actualités

Rare sont les messages actuellement où je parle vraiment de mon activité au quotidien, et pourtant, elle est dense. Ce qui explique aussi mon "absence" ici. 
Pour ceux qui ne le savaient pas, depuis octobre dernier, je suis présidente de l'association française pour la médiation animale, Licorne & Phénix. Nous y avons de beaux défis et je ne peux que vous encourager à suivre notre actualité sur facebook ou notre blog : http://licorneetphenix.over-blog.com . Des rencontres régionales, nationales et internationales, comme une des dernières en date en Bretagne ou une conférence donnée en Alsace il y a une semaine.  
Je continue à mener, via mon poste au CRA de Bretagne, différentes recherches sur le lien entre les personnes avec autisme et les animaux et espère pouvoir vous en présenter ici rapidement les résultats. En attendant, merci de rester fidèle à cette page!
Amicalement
Marine

samedi 10 mai 2014

Une fois sur 4, les chiens guides et leurs maîtres sont refusés à l’entrée des lieux ouvert au public

Toutes les informations ont été envoyées par mail par la Fédération Française des Associations de Chiens guides d'aveugles

La FFAC (Fédération Française des Associations de Chiens guides d’aveugles), l’ANMCGA* et les Écoles de chiens guides d’aveugles fédérées dévoilent les résultats de la seconde édition de l’enquête « Accessibilité des chiens guides et de leurs maîtres » menée en février 2014**.


74 maîtres de chiens guides d’aveugles ont réalisé une enquête du 14 au 24 février 2014 auprès de 690 lieux dans toute la France pour poser une seule question :

Je suis avec mon chien guide, je peux venir avec lui? 

Le résultat est alarmant :
  • Dans plus d’un lieu sur quatre (26,4%), une personne déficiente visuelle et son chien guide se voient interdire l’accès à un lieu ouvert au public : sur 690 lieux testés en France, 182 lieux ont refusé  catégoriquement l’accès au chien guide et à son maître.
  • Des taux de refus exceptionnellement élevés pour les piscines (47,4%) et les salles de sport (45,8%).

Pour l’édition 2014, 6 nouveaux types de lieux ont été testés :
ð  piscines,
ð  cabinets de médecins,
ð  hôpitaux et cliniques,
ð  salles de sports,
ð  parcs animaliers,
ð  parcs de loisirs,
autant de lieux dans lesquels une personne déficiente visuelle et son chien guide doivent pouvoir entrer sans avoir à se justifier ni rencontrer d’obstacles.
  
Les refus d’accès sont réels et récurrents. Ils représentent :
  • 18.8% à l'hôpital
  • 16.7% au parc animalier
  • 14.3% au parc de loisirs
  • 11% chez le médecin

Il est urgent de dire stop : un rappel général à la loi s’impose !
La loi(1) autorise depuis 1987, l’accès des chiens guides et de leurs maîtres dans tous les lieux ouverts au public, et sans surfacturation : son non-respect est passible d’une amende de 150 à 450 euros.
Pourtant, les maîtres de chiens essuient encore trop de refus et doivent justifier la présence de leur chien guide à leur côté, rappeler la loi voire même apporter la preuve de leur déficience visuelle. Il y a encore des efforts à faire pour que cessent ces discriminations et que le quotidien des personnes, qui ont choisi le chien guide, s’améliore.
Aujourd‘hui, la FFAC, l’ANMGCA  et les Écoles de chiens guides d’aveugles fédérées demandent de mettre en place un lieu facilement accessible pour le maître où le chien guide se trouve en sécurité et reste sous la vigilance d’une personne.

Des avancées significatives donnent des raisons de se réjouir :
  • 80 % des lieux qui avaient posé problème en 2013 ont régularisé leur situation et offrent aujourd’hui un meilleur accueil aux chiens guides et leurs maîtres.
  • La mise en place d’un certificat national d’identification qui reconnaît officiellement le statut du chien guide en formation : le chien guide en formation dispose des mêmes droits de libre circulation dans les lieux ouverts au public qu’un chien guide en activité.

* ANMCGA (Association Nationale des Maîtres de Chiens Guides d’Aveugle)
**Enquête menée par la Fédération Française des Associations de Chiens guides d’aveugles, l’Association Nationale des Maîtres de Chiens Guides d’Aveugles et les Ecoles de Chiens Guides fédérées, du 14 au 24 février 2014, dans 690 lieux ouverts au public partout en France Métropolitaine, par 74 maîtres de chiens guides. Méthodologie de l’enquête sur demande.
Résultats complets sur : www.partoutavecmonchienguide.fr
Loi n° 2005-102 du 11 février 2005, article 54 et 53 ; le droit d’accès à tous les lieux ouverts au public existe depuis 1987.

dimanche 20 avril 2014

Une avancée majeure : Les animaux sont désormais considérés en France comme des « êtres vivants doués de sensibilité »

Le 15 avril dernier, la France a décidé une avancée majeure en donnant le statut aux animaux d'êtres vivants doués de sensibilité. Un article du Monde du 16 avril explique (http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/04/15/la-france-reconnait-aux-animaux-la-qualite-d-etres-sensibles_4402099_3244.html):

Au terme d'un débat long et animé, les parlementaires ont adopté, mardi 15 avril, un amendement socialiste allant en ce sens dans le cadre de l'examen du projet de loi sur la modernisation et la simplification du droit et des procédures, soumis au vote dans l'hémicycle, mardi soir et mercredi.

Cette modification législative fait l'objet d'une pétition lancée il y a près de deux ans par la fondation de protection des animaux « 30 Millions d'amis », et qui a reçu le soutien de plusieurs intellectuels.

Actuellement, le code rural et le code pénal « reconnaissent, explicitement ou implicitement, les animaux comme "des êtres vivants et sensibles" » mais pas le code civil, expliquent les auteurs de l'amendement, au premier chef le député PS des Hautes-Pyrénées Jean Glavany.

L'amendement permettra, selon eux, de « concilier la qualification juridique et la valeur affective » de l'animal.

89 % des Français sont favorables à une telle modification du code civil, selon un sondage IFOP réalisé fin octobre pour « 30 millions d'amis ». A la même période, une vingtaine d'intellectuels, philosophes, écrivains, historiens et scientifiques français, notamment Michel Onfray et Luc Ferry, se sont également prononcé en ce sens.


Je vous conseille aussi la lecture d'un article publié l'année passée par Rue89.com : Comment défendre les animaux sans se faire traiter d’idiot ?

lundi 10 mars 2014

PHILIPPE GELUCK : « LE CHAT C'EST LA MEDIATION PAR L'HUMOUR "

Article à découvrir sur le site de la Fondation Sommer

L’image de Philippe Geluck est indissociablement liée à celle du Chat, le personnage de BD qu’il a créé il y a maintenant plus de 30 ans. Même si l’auteur à succès se réjouit de cette confusion, ses talents s’exercent dans bien d’autres domaines du spectacle et des médias. Sa notoriété, Philippe Geluck la met aussi depuis longtemps au service de causes humanitaires et sociales. 

Pourquoi avez-vous choisi un chat pour philosopher sur la condition humaine ?

Ph.G : Peut-être par goût du paradoxe : le chat est un animal que j’admire depuis toujours… et j’en ai fait un antihéros, un peu pathétique dans ses péroraisons, un peu ridicule.
Je crois que le chat porte une certaine ambigüité qui combine une présence rassurante et apaisante lorsqu’il vient se lover contre vous en ronronnant et un mystère permanent quant à ses véritables sentiments. On lui prête volontiers une conscience qu’il n’a probablement pas, on interprète ses postures. Il incite à la réflexion. On surévalue probablement ses intentions mais son influence sur nous est réelle et positive.

Et Le Chat, votre Chat, possède-t-il les mêmes qualités ?

« L’incommunicabilité peut devenir un sujet de conversation ». C’est une réflexion du Chat dans un de mes albums… au-delà du gag de BD, elle traduit une réalité : l’humour est un médiateur très efficace.
Le personnage du Chat ne ressemble d’ailleurs pas vraiment à un chat. Il s’est humanisé, il porte costume. En ne ressemblant à personne, il parle à tout le monde.

Vous parlez de médiation : les animaux vous paraissent-ils en mesure de tenir ce rôle ?

J’en suis absolument convaincu. Je suis d’ailleurs le parrain d’une association, « L’Essentiel » (*) qui vient d’ouvrir un établissement à quelques kilomètres de Bruxelles.
Il s’agit d’un lieu convivial d’accueil pour handicapés cérébraux de tous âges, plus ou moins gravement atteints, qui peuvent y pratiquer de nombreuses activités et participer notamment à un programme d’équithérapie. Ce qui prouve que Le Chat n’est pas jaloux.

mardi 25 février 2014

Une avancée majeure dans l'autisme

Je ne relaie pas toutes les avancées dans le domaine de l'autisme, elles sont trop nombreuses, et tant mieux d'ailleurs! Mais celle-ci me tient à cœur car je travaille en partie sur ce projet d'un possible traitement par bumétanide, un diurétique qui semble efficace pour réduire les symptômes des troubles du spectre autistique.

Le dernier papier est date est majeur et a été publié il y a quelques semaines dans Science (!!!!)

En injectant un diurétique à des souris porteuses d'une forme d'autisme juste avant qu'elles n'accouchent, Tyzio et al sont parvenus à prévenir les comportements autistiques dans leur descendance..Comment un diurétique peut-il améliorer les troubles de communication de l'autisme ? Quel est le rôle de l'accouchement dans le développement de cette pathologie ? Pourra-t-on un jour traiter l'autisme dès les premiers mois de la vie, voire avant la naissance ? Je vous propose de regarder cette vidéo très pédagogique du professeur Yehezkel Ben-Ari (Institut de neurobiologie de la Mediterrannée), pour Le Monde.fr

Et pour ceux qui veulent aller plus loin, voici les autres papiers traitant de ce thème, dans des revues à comité de lecture

Lemonnier E., Ben-Ari J., Decreased autistic behaviour in 5 infants treated with the NKCC1 cotransporter inhibitor bumetanide (bumex), Acta Paediatr., 2010 Dec;99(12):1885-8.

Lemonnier E., Degrez C., Phelep M., Tyzio R., Josse F., Grandgeorge M., Hadjikhani N., Ben-Ari Y., A randomized controlled trial of bumetanide in the treatment of autism in children, Trans Psychiatry, 2012, 2, e202; doi:10.1038, 2012.124

Lemonnier E, Robin G, Degrez C, Tyzio R, Grandgeorge M, Ben-Ari Y. Treating Fragile X syndrome with the diuretic bumetanide: a case report. Acta Paediatr. 2013 Jun;102(6):e288-90.

Hadjikhani N, Zürcher NR, Rogier O, Ruest T, Hippolyte L, Ben-Ari Y, Lemonnier E (2014) Improving emotional face perception in autism with diuretic bumetanide: A proof-of-concept behavioral and functional brain imaging pilot study. Autism (in press)

Grandgeorge M, Lemonnier E, Degrez C, Jallot N (2014) The effect of bumetanide treatment on the sensory behaviours of a young girl with Asperger syndrome. BMJ Case reports (in rpess)

lundi 10 février 2014

Le jeu...

Dans la revue bretonne Science Ouest du mois dernier est mis en avant la recherche sur le jeu, que cela soit chez l'homme ou l'animal; avec une participation de C. Blois-Heulin, éthologue. Un article très intéressant qui, sans s'y focaliser, amène à réfléchir sur le jeu inter-espèce...
Bonne lecture, c'est par ici

dimanche 2 février 2014

Une avancée dans les métiers de médiation animale

"Equicien" est aujourd'hui considéré comme un métier avec un diplôme reconnu par l'Etat (par arrêté du 20 janvier 2014 portant enregistrement au répertoire national des certifications professionnelles paru au JO du 30 janvier 2014)! 



jeudi 12 décembre 2013

L'association Handi'Chiens, lauréate du 11e Prix de la solidarité

Article de la Chaine a du coeur...
Le prix de la Solidarité organiser par Sélection-France Bleu-Fondation du Crédit Mutuel récompense les meilleures actions citoyennes qui font avancer la solidarité. 
C'est quoi, la solidarité ? "C'est la force d'un groupe de personnes". Qui le dit ? Noé, un écolier de 10 ans, interviewé par le magazine Sélection Reader's Digest. Il a plutôt raison, Noé ! C'est bien pour cela que Sélection, France Bleu et la Fondation du Crédit Mutuel ont rassemblé dix associations humanitaires le lundi 9 décembre 2013 pour remettre le 11e Prix de la Solidarité.
Ces associations ont toutes eu leur — très bel — article dans Sélection au cours de l'année, relayé sur les ondes  de France bleu.   
Il y a près de près de dix mille — internautes, lecteurs et auditeurs —  à avoir voté sur les sites de Sélection et de France bleu pour départager les dix associations en lice pour le Prix 2013. 
L’association qui a obtenu le plus de voix a reçu un chèque detandis qu’une enveloppe de 10 000€ est répartie entre les autres associations par la Fondation du Crédit Mutuel.
Voici la liste des prix remis au siège du Crédit Mutuel :
1er prix Association Handi’Chiens (Paris) représentée par Marie-Claude Lebret :  Eduque des chiens pour les remettre gratuitement à des personnes en situation de handicap moteur.
un chèque de10 000€ décerné conjointement par Sélection Reader’s Digest et la Fondation du Crédit Mutuel.
2e prix Médecins Solidarité Lille (MSL) (Lille) représentée par Maïta Dubois  : soigne gratuitement les personnes en situation de grande précarité exclues du système de santé.
un chèque de 3000€ décerné par la Fondation du Crédit Mutuel.
3e prix : Association Piân’Piâne (Saint-Vigor-d’Ymonville) représentée par Baya Hammani : aide enfants et adolescents en détresse sociale ou scolaire à surmonter leurs difficultés grâce au contact des ânes.
un chèque de 1400€ décerné par la Fondation du Crédit Mutuel.

Pour en savoir plus

mercredi 4 décembre 2013

Donne la patte!

Amis Suisses ou voyageur dans ce beau pays, arrêtez vous à Neuchâtel pour une exposition au Muséum qui vous propose de partir à la découverte d’une espèce qui partage montre quotidien depuis des millénaires. 



Animal aux sens bien développés, être social en perpétuelle recherche de communication, le chien est doué d'aptitudes qui nous rendent des services inestimables. Mais d’où vient ce fidèle compagnon ? De quelle espèce sauvage a-t-il reçu ses capacités en héritage ? L’exposition raconte une histoire peu ordinaire : celle de la première domestication, ou du passage de la vie sauvage à un nouveau mode de vie imposé par l’Hom­me. Comment demander à un loup de donner la patte ?



Toutes les infos ici

jeudi 7 novembre 2013

Droits des animaux et devoirs des hommes


Sous l'impulsion du think tank pour l'innovation écologique, Ecolo-Ethik co-fondé par la sénatrice Chantal Jouanno et la magistrate Laurence Vichnievsky, plusieurs tables rondes menées par d'éminents experts vont se tenir au Sénat dès ce 5 novembre pour y débattre du bien-être des animaux, de nos devoirs envers eux, de leur statut.
Seront ainsi abordées la reconnaissance de l'animal par la science et la pensée, l'animal dans l'économie, l'enseignement et le droit. Elles seront suivies par un colloque international qui se tiendra au Palais du Luxembourg le 07 février 2014 autour de l'ouvrage "Les animaux aussi ont des droits" à l'origine de cette initiative (voir invitation ci-dessous). Un événement qui sera présidé par Boris Cyrulnik, Mathieu Ricard et Yves Coppens avec la participation d'Elisabeth de Fontenay, Peter Singer, Jane Goodall et bien d'autres personnalités sensibilisées par cette cause.
La portée de ces travaux - auxquels sont associées les entreprises et les principales organisations de protection animale et de protection de la nature- doit en particulier nous conduire à repenser le statut de l'animal via une proposition de loi visant à modifier les dispositions actuelles du Code Civil et du Code Pénal. Comment vivre désormais avec les animaux? Pouvons-nous concilier justice sociale et respect des bêtes? ll est temps que la question animale soit portée sur la place publique et invite au débat.
Long aura été le cheminement. Le mépris de la sensibilité animale issue d'une longue tradition philosophique humaniste associée à une conception cartésienne et scientiste des bêtes a conduit à une exploitation animale de masse insensée. Puis les révolutions de la science, mais aussi le travail des associations de protection animale, nous ont permis d'inverser la tendance et de découvrir que les animaux ne sont pas des machines, que l'intelligence est une question de degré selon les espèces, que les compétences sont propres à chacune et que celles des humains ne peuvent plus servir de mètre étalon. Plus les avancées scientifiques progressent, plus notre sensibilité envers les animaux se développe et plus cette question persiste: si ces derniers ne sont plus des outils, que devient notre légitimité à les exploiter? Une question qui en soulève bien d'autres, qui nous prépare surtout à aborder celle de leurs droits.
"Comme le souligne l'éthologue Boris Cyrulnik, les juristes s'enrichissent des découvertes scientifiques, les philosophes en débattent, l'ensemble intègre la culture et fait évoluer la société en faveur de la condition animale. Parler des animaux, c'est constituer la manière d'"être" animal. En changeant de discours, on change la représentation sociale des animaux". Conséquence: des pratiques admises jusque-là par habitude au nom d'une tradition identitaire, d'un mal nécessaire, d'une économie, d'un électorat, autrement dit une "soumission aux idéologies" en arrivent à être perçues comme injustifiables. Dans la lignée des réformateurs sociaux des 18e et 19e siècles qui appelaient à en finir avec la cupidité au profit de l'empathie, de nombreux chercheurs et penseurs adhèrent effectivement aujourd'hui à cette idée qu'inclure les animaux dans notre sphère morale et leur accorder des droits fait partie de ces nouvelles valeurs susceptibles de faire progresser la société. Une révolution qui témoigne d'une vraie mutation.
Bien sûr, des philosophes de l'antiquité aux premiers mouvements de défense animale, chaque époque a vu ses opposants à la cruauté des hommes envers les animaux tenter d'agir, mais principalement parce que cette attitude était jugée avilissante. C'est après la révolution française que les choses vont vraiment s'accélerer. L'idéal de l'époque consiste alors à vouloir libérer toutes les catégories opprimées, esclaves, femmes, enfants, prisonniers, malades mentaux. La sensibilité s'inscrit tant chez les penseurs que les artistes, la morale veut qu'on se soucie de l'autre. En 1789, le juriste et philosophe anglais Jérémy Bentham jette le trouble dans les milieux intellectuels et scientifiques en rédigeant un texte soulignant les droits et les devoirs de l'homme envers les bêtes. Le premier mouvement de défense des animaux voit le jour à Londres en 1824. La cruauté est alors partout, au cours des distractions traditionnelles rurales et urbaines, des superstitions religieuses, de la paysannerie et des corporations de charretiers et d'équarrisseurs; elle se poursuivra au XXe siècle avec l'élevage et l'abattage industriels. Aujourd'hui, des cours de droit animalier et d'éthique animale sont dispensés dans la majorité des universités sur le territoire anglo-saxon, la recherche ne cesse désormais de révéler les compétences des animaux, une prise de conscience a eu lieu. Faire souffrir un animal est devenu dans de nombreux pays un mal social.
En France, l'animal est encore considéré comme un bien meuble dans le code civil alors que certains de nos voisins européens ont déjà passé le cap. En Allemagne par exemple, l'animal n'est plus une chose depuis longtemps et la protection animale a été inscrite dans la Constition. La Suède quant à elle reconnait la dignité intrinsèque de l'animal. L'Union Européenne et le Conseil de l'Europe pour qui la protection de l'animal est une valeur affichée ont eu un rôle important dans l'élaboration de textes protégeant les animaux, les sanctions punissant la maltraitance ont été renforcées.

Pour autant l'application de ces mesures laissent à désirer car nos devoirs à l'égard des animaux demeurent aujourd'hui encore modulables puisque les modalités de protection varient d'un pays à l'autre en fonction de sa culture, de son soucis pour la gastronomie, de la puissance de ses lobbies. En clair, la législation actuelle se soucie des animaux à condition que leur protection ne dérange personne. Bien qu'ils soient devenus au regard de la science et de la loi des êtres sensibles, les animaux restent la majeure partie du temps soumis à une évaluation marchande et sont encore considérés comme des biens, des produits, des outils, des marchandises. Leur sort reste à la merci des normes admissibles, des souffrances utiles et des dérogations. D'où la nécessité de revisiter la question du droit des animaux afin que ces derniers soient mieux protégés. Encore faut-il ne pas tout confondre. Aménager des règlements qui relèvent du registe du droit animal n'est pas accorder aux animaux des droits fondamentaux jusque là réservés aux hommes. Dans le premier cas, il s'agit de lois et de réglementation qui relèvent du droit positif ; dans le second, de droits moraux qui, selon la philosophe Elisabeth de Fontenay, doivent compléter l'insuffisance des premiers et inspirer les juristes pour définir de nouveaux droits aux animaux, domestiques et sauvages. Lesquels ? dans quelles limites ? pour quelles espèces ? qui se chargera de les respecter ? Quel statut leur accorder ? Des personnes non humaines ou bien des biens protégés ? Des sujets de droit ou bien des patients moraux non responsables de leurs actes mais possedant des droits dont celui de ne pas être torturés ? Le débat est désormais ouvert.


Infos pratiques :
Sujet : Le Droit de l'animal
Date : 7 fevrier 2014 de 9h30 à 17h30.
Lieu : Palais du Luxembourg, Paris.

Le colloque sera ouvert au public sur invitation et inscription obligatoire à partir du 6 janvier 2014 sur animal.ecolo.ethik@gmail.com alors que les tables rondes et auditions seront consacrées aux experts. Leur compte rendu sera disponible sous forme de rapport dès le 7 fevrier sur commande.
Pour plus d'informations: animal.ecolo.ethik@gmail.com ou www.ecolo-ethik.org.


jeudi 24 octobre 2013

Loi. Ils veulent que les animaux ne soient plus des meubles !

Aujourd'hui, dans Ouest France...

Luc Ferry, Erik Orsenna et Hubert Reeves (entre autres) ont signé une pétition émise par la fondation 30 Millions d’amis. Celle-ci réclame un nouveau statut juridique pour les animaux.
Une vingtaine d’intellectuels, philosophes, écrivains, historiens et scientifiques français réclament, dans un manifeste rendu public jeudi sur le site de la Fondation 30 Millions d’Amis, un changement du statut des animaux dans le code civil. Parmi les 24 signataires, figurent les philosophes Michel Onfray et Luc Ferry, l’écrivain Erik Orsenna, de l’Académie française, l’astrophysicien Hubert Reeves, président de Humanité et Biodiversité, et Matthieu Ricard, moine bouddhiste et docteur en génétique cellulaire.
 Reconnaître « sa nature d’être sensible »
Le Code civil, dans son article 528, considère les animaux comme des biens meubles. Le texte du manifeste revendique « une évolution du régime juridique de l’animal dans le code civil reconnaissant sa nature d’être sensible ». Les signataires demandent « que les animaux bénéficient d’un régime juridique conforme à leur nature d’êtres vivants et sensibles […] et qu’une catégorie propre leur soit aménagée dans le code civil entre les personnes et les biens »« Ce texte est publié sous l’égide de la Fondation car c’est un sujet fort sur lequel on a déjà pris position à plusieurs reprises », a expliqué Jean-François Legueulle, délégué général de la Fondation 30 Millions d’Amis.
 « Entre les personnes et les biens »
« Il faut que le code civil évolue et que soit créée une catégorie propre aux animaux, entre les personnes et les biens », a-t-il ajouté. Cette proposition a reçu le soutien de près de 250 000 Français, signataires d’une pétition lancée il y a un an et toujours active.

Lire le manifeste

vendredi 11 octobre 2013

Kerpape à Plœmeur. Handi’chiens forme des aides de vie à quatre pattes

Un peu d'information locale avec un joli projet en Bretagne sud, rapporté par le site maville.com et Ouest France

Mercredi, Antoine Duhamel, professeur à l’école du centre de rééducation fonctionnelle de Kerpape, à Plœmeur (Morbihan) et sa classe, ont assisté à une démonstration de chiens d’aide aux personnes en situation de handicap moteur.
Samedi prochain, l’association Handi’chiens va remettre son 1 500e chien, à Paris. Le centre breton, situé dans les Côtes-d’Armor, forme 30 chiens d’assistance par an et a confié deux de ses animaux à des patients de Kerpape. Ces chiens sont de véritables auxiliaires pour une vie plus autonome et l’intégration en milieu ordinaire.
Durant sa pension en famille, les frais d’alimentation et de vétérinaire sont pris en charge par l’association Handi’chiens. Confiés, ensuite, gracieusement pour une durée indéterminée, aux personnes privées de mobilité, les chiens restent cependant la propriété de l’association qui s’octroie un droit de regard. 13 600 €, c’est le coût de la formation d’un chien.
Actuellement implantée, à Saint-Brandan (22), une nouvelle antenne Handi’chiens va ouvrir à Quimper prochainement, une autre est envisagée dans le pays de Lorient. 


vendredi 4 octobre 2013

Aujourd'hui, on fête la journée mondiale des animaux!

Cette journée a vu le jour suite aux congrès internationaux pour la protection des animaux à Vienne en 1929 et à Florence en 1931. La date du 4 octobre a été choisie en l'honneur de Saint-François-d'Assise, Saint protecteur des animaux.

Pour en savoir plus, consulter le site anglophone de cette journée