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vendredi 25 avril 2014

Hôpital : les bienfaits inattendus des aquariums sur le bien-être des patients

Un article que l'on retrouve sur le site Maxisciences

Les aquariums placés dans certains hôpitaux ont des effets inattendus sur les patients. Non seulement, ils feraient office de lieu de rencontre pour les patients et les visiteurs mais il aurait en plus des vertus hypotensives et favoriserait l’appétit. 

De plus en plus d’hôpitaux se dotent d'aquariums. Mais la raison n’est pas qu’esthétique. Quelques équipes de médecins sont parvenus à établir que les aquariums étaient bénéfiques pour le bien-être des patients. En effet, ils ont constaté qu'observer les poissons nager pendant une vingtaine de minutes faisait baisser la tension artérielle pendant plusieurs heures. Une observation qui s'ajoute à celles réalisées à travers le monde par d'autres équipes. 

Aux Etats-Unis, des chercheurs ont prouvé que dans les services de gériatrie où les personnes pouvaient observer un aquarium, les patients atteints de la maladie d'Alzheimer se nourrissaient avec davantage de facilité. Mieux encore : l'aquarium et ses habitants suscitent un grand intérêt chez les patients. "La vie de l'aquarium rythme la vie des patients, ils se retrouvent autour de lui comme on se rassemble autour d'une cheminée [ … ] L'aquarium offre la possibilité de prendre le temps d'observer la vie des poissons", explique au Figaro le Pr Maurice Mimoun, qui dirige le service de chirurgie plastique et des grands brûlés à l'hôpital Saint-Louis. 

Un lieu de rendez-vous 

Ainsi, l’aquarium devient un lieu de rencontres qui encourage les patients à sortir plus souvent de leur chambre et à entrer en contact avec d'autres patients et les personnes venues rendre visite à leurs proches hospitalisés. Et les poissons deviennent des habitants à part entière de l'hôpital. "Les patients identifient les poissons, observent ceux qui sont plus faibles, s'enthousiasment devant leur reproduction mais sont également témoins de la mort de certains d'entre eux", indique le Pr Mimoun. 
A l'hôpital Robert Debré (Paris), l'aquarium est utilisé en pédopsychiatrie pour aider les enfants souffrant de troubles alimentaires, notamment en les laissant nourrir les poissons, explique le Figaro. Mais ce n'est pas tout puisque les médecins constatent également "un effet apaisant, apporté par l'eau elle-même". 
Selon le Pr Raphaël Vialle, chef du service de chirurgie orthopédique et réparatrice de l'enfant à l'hôpital Armand Trousseau, les enfants qui ont observé l’aquarium tropical du service supportent ainsi beaucoup mieux des gestes un peu douloureux. L'effet persiste environ dix minutes. 

Un effet apaisant et anesthésiant 

"Cela confirme les nombreuses études qui indiquent que les techniques de diversion sont particulièrement efficaces pour lutter contre la douleur chez l'enfant", souligne-t-il. Pour mettre en avant cet effet anesthésique, le Pr Vialle a réalisé une expérience auprès de 70 personnes. Après les avoir laissé regarder l’aquarium un certain temps, il les a connectées à un appareil provoquant de petites décharges. Il a ainsi observé que la douleur était jugée moins intense après avoir regardé l’aquarium pendant seulement 5 minutes. L’étude révèle que l’effet anesthésiant est maximal après une demi-heure d’observation. 
"C'est la première fois qu'on montrait un effet direct sur la douleur", note le médecin. Et les patients ne sont pas les seuls à profiter des bienfaits des aquariums. Les familles qui attendent, dans l’anxiété, que leur enfant sorte du bloc opératoire, bénéficient elles aussi des bienfaits de l’aquarium. Il les aide à patienter. "La salle d'attente était une véritable Cocotte-Minute, avec des sollicitations incessantes des familles sur le personnel". Avec l’installation de l’aquarium, les conversations portent maintenant davantage sur les habitudes des poissons que sur la durée de leur attente. 

Un projet qui nécessite de l'investissement 

Reste qu’installer un aquarium n’est pas toujours simple ni même possible. Le Pr Vialle souligne que l’aquarium tropical de 1.200 litres de son service (installé en 2012) "demande un minimum d'expertise et un investissement important, sur le plan financier mais également en temps". 
L’installation n’est pas de toute simplicité et les techniciens de l'hôpital y ont participé sur leur temps libre. Par ailleurs, ce petit bijou a coûté 11.000 euros à l’achat et il faut prévoir 2.000 euros supplémentaires (provenant de dons) chaque année pour l’entretien. De plus, il faut procéder, trois fois par semaine, au nettoyage de l’aquarium. 
C’est le Pr Vialle (ou ses collègues), passionné d’aquariophilie, qui s’en occupe lui-même lorsqu’il est présent. "Un tel projet reste dépendant de la passion d'une ou plusieurs personnes, ne serait-ce que pour entretenir l'aquarium : rien n'est plus triste qu'un aquarium qui meurt faute de soins", conclut-il cité par le Figaro


 En savoir plus: http://www.maxisciences.com/aquarium/hopital-les-bienfaits-inattendus-des-aquariums-sur-le-bien-etre-des-patients_art31860.html Copyright © Gentside Découverte

dimanche 27 février 2011

Quand la rencontre avec un animal inconnu révèle la personnalité humaine - la Strange Animal Situation

Cette recherche a  été présentée lors du dernier congrès de l'IAHAIO en Suède l'année passée. C'est avec joie que je vous annonce son acceptation dans la revue internationale Anthrozoos (dont je vous avais déjà parlé il y a quelque temps). En attendant sa sortie en septembre 2011, je vous propose de découvrir un résumé détaillé ci dessous.

De nombreux outils évaluent la réaction des êtres humains rencontrant des partenaires ou des environnements qui leur sont familiers ou non. Mais qu'en est-ils des animaux de compagnie qui appartiennent à notre environnement quotidien et influencent nos vies? Si de nombreux outils standardisés testent les réactions de l'animal face à l'homme, peu évaluent les réactions de l'homme face à l'animal de compagnie. 

Pour palier à cela, nous avons mis au point un test avec un cochon d'Inde qui peut être appliqué à un large panel de gens dans leur environnement familier : la Strange Animal Situation. Nous avons observé 59 enfants (32 filles et 27 garçons) âgés de 6 à 12 ans. Grâce à ce test standardisé et un codage simple, nous avons caractérisé des profils comportementaux individuels et comparé les enfants par rapport à différents facteurs (sexe, âge, propriétaire d'un animal). 

Nos résultats montrent que la plupart des enfants ont d'abord regardé l'animal en entrant dans la pièce (72%), ont souri quand ils ont vu (49%), puis sont allés directement vers lui sans regarder leur parent (79%). La majorité des enfants ont touché l'animal sans hésiter (86%). 

Mais ce test de la Strange Animal Situation révèle plus que le simple intérêt des enfants envers les animaux de compagnie. En effet, une analyse en clusters a permis de différencier quatre profils de comportements qui reflètent les aspects de l'expérience des enfants, leur genre ou encore leurs styles de vie. Lorsqu'un enfant rencontre un animal non familier, ils peuvent être "confiants" (i.e. aller directement vers l'animal et le toucher; 64%), "anxieux" (i.e. regarder le parent; 12%), "indirects" (i.e. hésiter et toucher l'animal; 14%) ou "prudents" (i.e. utiliser des comportements vocaux et/ou verbaux; 10%). 

Une des applications futures de recherche sera de comparer les profils comportementaux sur une observation à plus long terme, mais aussi comparer différentes populations comme des enfants ayant un développement typique versus un développement atypique (par exemple, souffrant de troubles autistiques).



Pour citer ce travail : Grandgeorge, M., Deleau, M., Lemonnier, E., Hausberger, M. (sous presse). The Strange Animal Situation test. Anthrozoos.

jeudi 9 décembre 2010

Comment de jeunes enfants réagissent à des robots-animaux, des insectes et un chien, tous inconnus?

Il existe depuis des années un intérêt croissant pour les recherches sur l'impact des interactions avec l'animal sur les attitudes et le bien-être des enfants. Pourtant, les études se focalisent peu sur les caractéristiques précises des animaux qui attirent les enfants.

Howard & Vick ont étudié comment les caractéristiques des animaux, comme leur taille ou leur texture, influencent les réponses émotionnelles et sociales de jeunes enfants. Pour cela, ils ont étudié les interactions d'enfants avec (1) deux robots-animaux (Teksta et Scoozie), (2) deux espèces différentes d'insectes, des phasmes et des blattes, et un chien de race West Highland Terrier (Teasel). Ils sont considérés ici comme des stimuli. Dix-neuf enfants de 35 à 57 mois ont été filmés en train d'interagir avec un expérimentateur, un enfant du même âge et chaque stimulus présenté individuellement (robot, insecte ou chien). 

Teksta
Howard & Vick ont utilisé les comportements verbaux et non verbaux pour évaluer les interactions et les réponses émotionnelles face aux stimuli. Il s'est avéré que ces deux mesures semblent être incompatibles, soulignant la nécessité d'une approche systématique pour évaluer les interactions des enfants avec les animaux. 

Pour cela, les auteurs ont classé le contenu des dialogues des enfants par rapport aux attributs psychologiques et biologiques de chaque stimulus et le fait qu'ils soient vivants (cad le chien et les insectes) ou non (cad les robots). La majorité des commentaires des enfants se reportaient aux caractéristiques biologiques des stimuli. Les termes psychologiques ont été réservés en grande partie au chien et au robot qui ressemblait à un mammifère (Scoozie). Les commentaires relatifs au fait que l'animal soit vivant ou non ont révélé l'ambiguïté présentée par les enfants de cet âge à l'égard des différences "vie/non vie". 
Scoozie
De plus, les auteurs ont utilisé une série de mesures sur les comportements non-verbaux comme l'approche et le toucher du stimulus, les gestes autocentrés, les expressions faciales émotionnelles... Majoritairement, les insectes (blatte et phasme) ont reçu des réponses négatives, qu'il s'agisse de comportements verbaux ou non verbaux. A l'instar du vrai chien, le robot ressemblant à un mammifère a été considéré comme plus attractif que son homologue métallique.

Ainsi, Howard & Vick proposent que ces interactions puissent fournir des informations sur la façon dont les enfants perçoivent les animaux, et plus généralement, des informations sur le développement socio-affectif et cognitif de l'homme en général. 

Enfin, en cas d'incertitude sur les stimuli présentés, de nombreux enfants se sont engagés dans une référence sociale[1] vers l'expérimentateur adulte plutôt que vers un pair familier. Ceci suggère que les aidants ont un rôle primordial dans l'élaboration des réponses des enfants avec les animaux.


[1] En anglais, social referencing. Montague & Glimcher ont développé ce concept dans lequel l'évaluation d'une situation non familière par un jeune enfant est profondément influencée par les réponses d'un adulte aidant de confiance. Pour en savoir plus, une vidéo très explicite.

D'après : Howard, L. Vick, S.J. (2010) Does It Bite? The Role of Stimuli Characteristics on Preschoolers' Interactions with Robots, Insects and a Dog. Anthrozoos, 24 (4) 397-413

jeudi 1 avril 2010

Poisson d'avril


En ce 1er jour du mois d'avril, je me permets une transgression: passer sur le volet historique des relations entre les hommes et les animaux et plus précisément, avec les poissons.

Pourquoi donc prennent ils une si grande importance aujourd'hui, au point d'en attacher un dans le dos de nos amis par exemple? Et pourquoi cette journée est-elle synonyme de farce ou de blague?

Il est clair que l'origine exacte de l'utilisation des poissons reste obscure. Cependant, on trouve les fondements de cette tradition en France en 1564. La légende veut que jusqu'alors, l'année commençait le 1er avril. Le roi de France Charles IX décida que l'année débuterait désormais le 1er janvier. S'en suivit des grognements de la part des sujets qui continuèrent à fêter la nouvelle année autour du 1er avril. Pour se payer la tête de leur souverain, de faux cadeaux étaient offerts et des tours étaient joués. En cette période de carême, la viande était interdite. C'est pourquoi l'offrande de faux poissons s'est peut être répandue. D'autres évoquent le croisement avec la sortie du signe zodiacal du Poisson....
Cette tradition n'est pas franco-française et aussi bien les Américains, que les Allemands, les Suisses et même les Japonais ont adopté cette coutume!

Joyeux Poisson d'Avril à tous!

Pour les curieux, je vous conseille la page spéciale sur Wikipédia et ses nombreux liens


mercredi 27 janvier 2010



Le contact avec des animaux de compagnie semble avoir des impacts positifs sur la santé et le bien être (Friedmann, Thomas, & Eddy, 2000; Katcher, 1982) tout en influençant le réseau social notamment celui des enfants. Il a été montré que la présence d'un chien dans une classe améliorait l'attention des enfants et la cohésion sociale entre eux (Kotrschal & Ortbauer, 2003). Ainsi, on peut tout à fait imaginer l'animal de compagnie au sein de la classe comme un support pédagogique. L'étude présente (Wedl & Kotrschal, 2009) s'appuie sur ces constats pour poser la question suivante: "pourquoi l'intérêt pour les animaux varie quantitativement et qualitativement selon les individus?"
Le but annoncé est clair, à savoir de montrer si (et si oui, comment) l'intérêt pour les animaux peut être lié à l'âge, au genre, au contexte familial, au jeu et à des traits de personnalité pour des enfants d'âge préscolaire. Ces variables sont choisies en fonction de leur intérêt par rapport à la littérature.

Wedl & Kotrschal posent 2 hypothèses:
- soit la présence de l'animal peut être compensatoire pour des individus en déficits sociaux ("social compensation hypothesis")
- soit les enfants socialement compétents vont être particulièrement intéressés par les animaux ("social competence hypothesis")

La méthode est mise en place dans une école maternelle en Autriche où 50 enfants (28 filles - 22 garçons) âgés de 3 à 7 ans ont un accès libre tous les jours à des lapins (1 mâle, 2 femelles, 3 petits) pendant un créneau fixe. Des caméras sont installées en permanence dans l'espace accueillant les lapins, ces données sont doublées d'un recueil de données en observation directe et par le biais de questionnaires aux professeurs.

Les comportements d'interactions entre l'enfant et l'animal sont enregistrés en continu (9 jours de données) et regroupés en 2 catégories:
- occupations directes avec les lapins (ex: observer, toucher ou parler aux lapins, leur ouvrir la cage...)
- occupations indirectes avec les lapins (ex: chercher à manger aux lapins, parler des lapins, imiter des lapins...)
De plus, la proximité aux lapins est aussi enregistrée.

Les variables informatives (e.g. composition de la famille) sont recueillies auprès des 2 professeurs. Ces derniers remplissent aussi des tests de personnalité pour chaque enfant. Enfin, les comportements de jeu sont pris en observation directe pendant 17 jours selon le codage de l'étude de Grammer (étude allemande rapportée par (Wedl & Kotrschal, 2009). Quatre catégories existent: jeu en groupe, jeu en parallèle à d'autres enfants, jeu solitaire ou observation des activités d'autres enfants.

Un bémol est signalé par les auteurs: tous les enfants ne sont pas tous les jours présents à l'école, ce qui nécessite une récolte des données en pourcentage.

Les résultats permettent de mettre en avant différentes influences des facteurs cités ci-dessus:
1. Effet du genre: les filles s'occupent plus des lapins que les garçons (comportements dits directs ou indirects) et passent plus de temps à proximité des animaux.
2. Effet de la fratrie: les enfants qui ont des frères et soeurs passent plus de temps à s'occuper des lapins que les enfants uniques.
3. Effet d'avoir un animal à la maison: les enfants qui vivent sans animaux s'occupent plus des lapins et passent plus de temps avec eux; ces comportements sont accentués quand on se focalise sur les filles.
4. Effet de l'âge: les plus âgés s'occupent moins des lapins mais par contre, ils passent plus de temps à proximité des animaux.
5. Effet de la personnalité des enfants: les tests utilisent une répartition en 4 profils. Ainsi:
- Profil confiant: ces enfants passent globalement plus de temps à s'occuper des lapins de façon directe et indirecte mais par contre, ils passent moins de temps à proximité.
- Profil patient: ces enfants sont ceux qui s'occupent les moins des lapins (directement et indirectement) et qui passent moins de temps avec eux.
- Profil joyeux: ces enfants passent moins de temps en occupation directe mais plus en indirecte. De plus, ils passent du temps à proximité des lapins.
- Profil solitaire: ces enfants passent moins de temps à s'occuper des lapins (directement ou indirectement) mais passent plus de temps à proximité des animaux.

Pour conclure cette étude, Wedl & Kotrschal reviennent sur le fait que les filles sont plus engagées avec les animaux que les garçons, résultats cohérant avec d'autres études (Paul & Serpell, 1992; Rost & Hartmann, 1994). En considérant l'ensemble des résultats, les auteurs donnent des arguments en faveur de la "social competence hypothesis" où l'enfant solitaire va privilégier une position en retrait, à proximité de l'animal alors que l'enfant confiant va être en interaction directe avec l'animal.

De cette étude ressort des éléments non négligeables dans la recherche des interactions enfants-animaux. Cependant, il est regrettable de voir regrouper des comportements si différents sous une même appellation. En effet, parler, observer ou caresser n'ont pas la même valeur sociale et n'impliquent pas les mêmes réseaux sensoriels. En se plaçant juste d'un point de vue du genre, il faut savoir que les filles sont reconnues comme plus expressives verbalement (Ruble & Martin, 1998) et comme ayant des patterns de toucher très différents des garçons (Major, 1981). Par contre, à ma connaissance, il n'y a pas de patterns de genre sur les comportements d'observations. Des comportements étudiés de façon plus détaillée auraient permis une analyse plus fine.

Bibliographie
Friedmann, E., Thomas, S., & Eddy, T. (2000). Companion animals and human health: physical and cardiovascular. In A. Podberscek, E. Paul & J. Serpell (Eds.), Companion Animals and Us: Exploring the Relationships between People and Pets (pp. 125-142). Cambridge: Cambridge University Press.
Katcher, A. H. (1982). Are companion animals good for your health. Aging, 331-332, 2-8.
Kotrschal, K., & Ortbauer, B. (2003). Behavioral effects of the presence of a dog in a classroom. Anthrozoos, 16, 147-159.
Major, B. (1981). Gender patterns in touching behavior. In Gender and nonverbal behavior (pp. 183-208). New York: Springer Series in social psychology.
Paul, E. S., & Serpell, J. (1992). Why children keep pets: the influence of child and family characteristics. Anthrozoos, 5, 231-244.
Rost, D. H., & Hartmann, A. (1994). Children and their pets. Anthrozoos, 7, 242-254.
Ruble, D. N., & Martin, C. (1998). Gender development. In N. Eisenberg (Ed.), Handbook of Child Psychology (Vol. Vol. 3). New York: John Wiley &Sons, Inc.
Wedl, M., & Kotrschal, K. (2009). Social and Individual Components of Animal Contact in Preschool Children. Anthrozoos, 22(4), 383-396.

lundi 6 juillet 2009

Comment un enfant approche un animal qu'il ne connait pas?

Voilà la grande question auquel je vais essayer de répondre, du moins, en partie, lors du colloque Multimod 2009, Multimodalité de la communication chez l’enfant : gestes, émotions, langage et cognition. Il accueille les plus grands comme vous pourrez le découvrir sur le programme.
J'avais parlé il y a quelques temps de cet événement international ayant lieu à Toulouse auquel je vais participé. Avant de présenter les résultats obtenus avec les enfants souffrant d'autisme, je donnerai les clés sur l'approche d'un animal inconnu, à savoir un cochon d'Inde, par des enfants typiques de 6 à 12 ans. Cette étude me servira à mieux caractériser les comportements des enfants autistes et ainsi avoir des données quantitatives qui font encore défaut dans ce domaine de recherche.
Une publication étant en cours d'écriture, je ne peux vous en dévoiler plus pour l'instant. Mais je ne manquerai pas de vous informer...