mercredi 26 mars 2008

Soutenir l'action envers les personnes handicapées


Autisme France participe au mouvement "ni pauvre ni soumis". Il est essentiel d'en parler entre vous et d'être là le 29 mars !
Leur communiqué:
Marche vers l’Elysée
« Ni pauvre, ni soumis ».
Samedi 29 mars 2008
Aux côtés de toutes les associations qui agissent pour le respect et la dignité des personnes handicapées, les familles affiliées à Autisme-France participeront le 29 Mars à la marche vers l’Elysée sous la bannière « Ni pauvre, ni soumis ».
Autisme-France est solidaire de tous nos concitoyens qui, en situation de handicap ou de maladie invalidante ne peuvent travailler, qu’ils soient chez eux, au domicile de leurs parents ou en établissement. Les personnes autistes dont les familles sont affiliées à Autisme-France sont condamnées à la précarité par des revenus insuffisants. Actuellement l’attribution de la prestation de compensation ne répond pas à leurs besoins réels en aide humaine.
En participant à la manifestation unitaire du 29 Mars 2008, les familles d’enfants et adultes atteints d’autisme exigent que les promesses électorales se transforment en actes. Elles ne dénoncent pas seulement l’insécurité financière qui n’est qu’un des facteurs d’exclusion. Leur revendication concerne aussi un accès plus ouvert pour le plus grand nombre à l’emploi et sans discrimination, ou une vie avec un accompagnement personnalisé adapté.
Le cortège partira à 13 heures de la Place de la République à Paris et se rendra à la place de l’Opéra. Il sera constitué de 6 groupes correspondant aux six grandes régions (Sud, ouest, est, centre, Nord et Ile de France), des ballons à l’hélium permettront de visualiser les zones affectées à chaque région. Le parcours de la manifestation emprunte les boulevards St Martin, St Denis, Bonne Nouvelle, Poissonnière, Montmartre, Des Italiens, Des Capucines pour arriver à la place de l'Opéra, soit 2,4 km.
Le regroupement sous la bannière d’Autisme France se fera avec la région Ile de France (ballon rouge) en 6e position, coté Bld Voltaire/Bld du Temple à partir de 11 H.
Nous vous attendons nombreux.
Pour plus d’informations : www.autismefrance.org
http://www.nipauvrenisoumis.org/
Pour tout contact sur place si nécessaire : 06 33 55 98 70

mardi 18 mars 2008

Préparation de l'IEC 2009

Notre laboratoire Ethos organise en août 2009 un colloque international : IEC 2009
Ce colloque permet de réunir tous les 2 ans les plus grands acteurs de la recherche en éthologie. En accueillant ce colloque à Rennes, l'occasion nous est donnée de faire rayonner à l'échelle mondiale notre laboratoire. Les prévisions misent sur la présence de 1000 personnes, impliquant donc une grande organisation.
Vendredi 14 mars, nous nous sommes donc réunis pour faire le point et s'accorder sur les pointures à inviter pour les conférences plénières. Le colloque s'axera sur les 4 questions de Tinbergen (plus d'informations ici), avec des intervenants éthologistes et non éthologistes.
Poursuite de l'organisation lundi 17 mars où j'ai animé mon équipe "days off". En effet, les intervenants viennent souvent accompagnés de leur famille et il est plaisant pour eux de participer à des activités en dehors du colloque. C'est ce que nous organisons et qui nécessite une grande rigueur. Et le point central sera une sortie pour l'ensemble des participants (la quasi totalité des 1000 personnes!). J'ai proposé 4 choix: le Mont St Michel (thème Tourisme), Planète Sauvage (thème Faune et Flore), Brocéliande (thème Randonnée et Légendes), et Saumur (thème Gastronomie).
Nous avons défini les axes de sorties et pris des contacts avec des agences de voyages. Nous sommes donc en attente de leurs propositions.

lundi 10 mars 2008

Critères diagnostiques

Les recherches se sont développées depuis ces dernières décennies. Bien que l’autisme forme une claire triade de dysfonctionnement, on parle plutôt de syndrome autistique de par la présence quasi avérée de sous groupes ou endophénotypes (i.e. on peut appeler autisme aussi bien un enfant de QI moyen avec des stéréotypies comportementales, qu’un enfant avec un retard mental important, associé à une maladie génétique).

Ce syndrome autistique, défini par le DSM-IV, semble être celui majoritairement adopté par les chercheurs. Le DSM-IV (Diagnostic and Statistical Manual - Revision 4) est un outil de classification qui représente le résultat actuel des efforts poursuivis depuis une trentaine d'années aux États-Unis pour définir de plus en plus précisément les troubles mentaux. Il a été publié pour la première fois par l'Association américaine de psychiatrie en 1994. Ainsi, selon le DSM-IV, quatre critères diagnostiques sont retenus comme définissant l’autisme :

1. Altération qualitative des interactions sociales

2. Altération qualitative de la communication (verbale et non verbale)

3. Comportements, activités et intérêts restreints, répétitifs et stéréotypés

4. Retard ou caractère anormal dans le fonctionnement débutant avant l’âge de 3 6mois.

Le syndrome autistique est considéré plus largement comme appartenant à la catégorie des troubles envahissants du développement (i.e. TED). Depuis 1994, le DSM IV compte 4 autres types de TED :

1. Les troubles désintégratifs de l’enfance (Childhood Disintegrative Disorder)
Le plus souvent, après un développement normal, l’enfant régresse entre 2 et 4 ans. On observe des symptômes comme une détérioration, voire une perte du langage, des compétences sociales altérées, une hyperactivité, des stéréotypies et une résistance au changement mais aussi une perte d’autonomie et des troubles affectifs et une anxiété accrue. Ce syndrome a une prévalence de 1 pour 100 000.

2. Le syndrome d’Asperger (Asperger’s Disorder)
Décrit pour la 1ère fois par H. Asperger, il a été rapproché de l’autisme de haut niveau. Cependant, il se distingue du syndrome autistique par deux points principaux : une absence de retard du développement du langage et un bon niveau intellectuel. Les patients sont souvent socialement isolés. De plus, ils sont capables de décrire les intentions et les émotions d’autrui, mais y répondent de façon inadaptée. Ce syndrome a une prévalence comprise entre 10 et 36 pour 10 000.

3. Le syndrome de Rett (Rett’s Disorder)
Ce trouble progressif est caractérisé par une stagnation cognitive et fonctionnelle suivi d’une détérioration. On observe des stéréotypies comportementales. Ce syndrome a une prévalence de 1 pour 10 000 ou 15 000.

4. Les troubles envahissants du développement non spécifiés (Pervasive Developmental Disorder – Not otherwise Specified PDD-NOS)
Ce groupe ne constitue pas un ensemble diagnostique homogène mais une catégorie regroupant les patients qui n’appartiennent pas aux autres types expliqués ci-dessus.

Historique de l'identification du syndrome autistique

E. Bleuler a été le 1er en 1911 à utiliser le terme d’autisme dérivé du grec « autos », soi-même, pour décrire chez des patients adultes le syndrome de la schizophrénie (repli sur soi et retrait social).

Mais, c’est en 1943 que dans « Autistic disturbances of affective contact », le premier papier devenu un classique, que Léo Kanner définit l’autisme. Il décrit chez un groupe de 11 enfants un échec précoce, dès la première année de vie, dans le développement des relations normales (notamment des relations affectives avec l’entourage), des perturbations lors d’un changement dans l’environnement et des anomalies dans le langage et la communication. Hans Asperger, quant à lui, décrit dans le même temps « des personnalités à tendance autistique », différents de la cohorte de Kanner puis pour la plupart langagiers et doués de talents remarquables isolés.

Par la suite, les études se sont multipliées, révélant l’hétérogénéité, aussi bien clinique que biologique de l’autisme, suggérant l’existence de sous-types ou sous-groupes.